Biographie courte et informations sur Jean Dutourd
Jean Dutourd est né en 1920 à Paris. Mobilisé en 1940, il s'évade deux fois avant de rejoindre la Résistance. Après la guerre, il devient journaliste et écrivain, publiant plus de 70 ouvrages, dont Au bon beurre, qui remporte le prix Interallié. De 1963 à 1999, il écrit pour France-Soir et participe à l’émission Les Grosses Têtes jusqu’en 2008. En 1978, il est élu à l’Académie française. Il est reconnu pour son humour, son érudition et sa défense de la langue française. Il meurt en 2011 à Paris.
- La majorité des critiques s’installent critiques parce que c’est plus facile d’être critique que d’être charcutier.
- Je n’ai plus l’âge de Chérubin depuis un certain temps, mais je suis toujours comme lui : je ne puis entendre les mots femme ou fille sans émotion.
- Il peint la cathédrale de Rouen dans toute sa vérité, avec en prime, le mysticisme du moyen âge, la spiritualité et tout le bordel.
- Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c’est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon. Tout ce qui l’intéresse c’est que vous payiez l’addition : ce n’est pas lui qui aura mal au ventre !
- Le monde est généralement conduit par des sots qui ne comprennent pas grand-chose à la vie et aux hommes, qui prennent des décisions à tâtons, moyennant quoi tout va cahin-caha, ponctué, si l’on peut dire, de catastrophes «moyennes».
- La jeunesse a une patience infinie, et d’autant plus méritoire que le temps, pour elle, se traîne avec une lenteur désespérante.
- Le propre de l’amitié (et le contraire de l’amour), c’est de ne jamais traverser des crises. Tout se passe dans une tranquillité chaleureuse, une absence ingénue de jalousie, un esprit de dévouement naturel et spontané.
- Quand on est jeune, on est mal dans sa peau, mais on n’a mal nulle part. Quand on est vieux, on est bien dans sa peau, mais on a mal partout.
- L’amitié est, de tous les sentiments, celui que j’aime le plus. Je vais même jusqu’à préférer un peu l’amitié à l’amour. L’amour prend trop de temps, trop d’âme; il apporte des bonheurs et des ennuis trop considérables; neuf fois sur dix il est assommant, et quand il n’est pas assommant, c’est pire. On laisse tout pour courir à lui, on est sans cesse à son service, et deux passions, c’est trop pour un seul cœur.
- Je voudrais que tu sois sûre d’une chose, mon chéri, c’est que je t’aime : Tu es la personne qui m’est la plus chère au monde, tu es ma raison de vivre, tu es mon prince charmant, et je t’adore.
- A cinquante-deux ans, il n’y a que le bonheur et la bonne humeur en général qui puissent rendre un homme séduisant.
- L’intelligence de la vie... Ce mélange si particulier de respect des convenances et de largeur d’esprit, cette faculté de comprendre avant de savoir.
- Démission des parents : action consistant à donner beaucoup d’argent de poche et peu de gifles.
- Les touristes ont horreur de regarder. L’appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu’ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu’ils se sont déplacés.
- Les vrais amis aiment se confronter les uns aux autres.