Les touristes ont horreur de regarder. L’appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu’ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu’ils se sont déplacés.
Image : Les touristes ont horreur de regarder....

Citations similaires à "Les touristes ont horreur de regarder...." :
- En voyage vous perdez vos convictions aussi facilement que vos lunettes, mais il est plus difficile de les remplacer.
- Le voyage d’affaires est à ce point la négation du voyage qu’il ne devrait pas porter ce nom. Cette activité devrait s’appeler déplacement de commerçant.
- L’avarice chez un vieillard n’a pas de sens : peut-on imaginer rien de plus absurde que d’augmenter les provisions de voyage à mesure qu’il reste moins de chemin à faire ?
- Quand je voyage dans le monde, les gens retiennent surtout que j’ai pissé dans un avion.
- Ces vols n’avaient que le vol pour mobile. Il ne s’y mêlait ni lucre ni goût du fruit défendu. Il suffisait de mourir de peur. Les enfants sortaient des magasins où ils entraient avec l’oncle, les poches pleines d’objets sans valeur.
- Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
- On ne voyage pas pour se garnir d’exotisme et d’anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore.
- Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte.
- S’ils sont de bonne humeur, ils te donnent le visa, sinon, ils te le refusent. C’est ce qui se passe quand tu n’as aucune valeur aux yeux des gens. Nous sommes comme des ballons de football qu’ils peuvent envoyer dans la direction qui leur plaît.
- Ainsi d’autres partent en mer, d’autres se font fils de leurs oeuvres, d’autres finissent de s’arracher les yeux aux livres, d’autres s’absentent au monde, d’autres s’enfouissent dans l’orient populeux, d’autres s’injectent la mort, d’autres se pendent à leur famille.
- Facebook sonne juste comme un frein, à mon époque, voir des photos de vacances des gens était considéré comme une punition.
- C’était ça, la jeunesse, songea-t-il, des rêves, des illusions, la vie présentée comme un chatoyant mirage... Une publicité clinquante vendue par une agence de voyages pour un séjour qui se révélerait très éloigné du prospectus... Et aucun bureau de réclamations en vue.
- Quand on ne voyage qu’en passant, on prend les abus pour les lois du pays.
- Que de gens ont voulu se suicider et se sont contentés de déchirer leur photographie !
- Il est révoltant qu’un homme dirige sur des sentiers faux un voyageur ignorant le chemin à prendre et le laisse ensuite seul dans son erreur. Cependant, n’est-il pas plus révoltant encore d’amener quelqu’un à se fourvoyer en lui-même ?