Ainsi d’autres partent en mer, d’autres se font fils de leurs oeuvres, d’autres finissent de s’arracher les yeux aux livres, d’autres s’absentent au monde, d’autres s’enfouissent dans l’orient populeux, d’autres s’injectent la mort, d’autres se pendent à leur famille.
Image : Ainsi d’autres partent en mer, d’autres...

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- Beaucoup n’ont pas vécu leur vie, espérant s’en tirer avec la mort d’autrui.
- Bien sûr qu’il y a des gens honnêtes, sincèrement droits, sur lesquels on peut compter jusqu’à la mort. Mais ils ne sont pas drôles. Tandis qu’une crapule...
- Et sans doute l’être du résistant torturé devient-il un être-pour-la-mort mais c’est aussi un être ouvert au monde, projeté vers les autres : un être-avec, dont la mort individuelle, éventuelle, probable, nourrit la vie.
- Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d’avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
- Le monde est généralement conduit par des sots qui ne comprennent pas grand-chose à la vie et aux hommes, qui prennent des décisions à tâtons, moyennant quoi tout va cahin-caha, ponctué, si l’on peut dire, de catastrophes «moyennes».
- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
- A l’exception des commerçants, les gens qui voyagent sont des inquiets qui ne savent pas rester seuls avec eux-mêmes : ils vont chercher au loin des images neuves qu’ils offrent à leurs yeux, mais leur coeur reste vide.
- C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
- Il y a encore plus de gens sans intérêt que sans envie.
- Quand on pense à des choses de ce genre : le mariage, la guerre, la prison, les estropiés nés, les tordus, les contrefaits, les idiots, les fous, les syphilitiques, on sent le prix du bonheur d’y avoir échappé - jusqu’ici, du moins.
- Ceux qui n’ont rien ne cesse de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu’au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu’on redoute d’embrasser.
- Des copulateurs sans conscience. Ils ne s’obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question.
- La mort prends les gros richards qui se la pètent, les petits marrants qui contrepètent, et même les qui-sont-bien -montés.
- Des masses corrompues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame; elles se complaisent dans l’étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu’à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie.
- Etre jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre; en somme, se replonger dans l’élémentaire.