- Mais c’est l’un des paradoxes du voyage : on croise de complets inconnus et on se confie plus volontiers à eux qu’à des proches justement parce que l’on sait que, le périple terminé, on ne les reverra sans doute jamais.
- C’est ce qu’il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible; qu’au fond, c’est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
- On ne peut jamais connaître ses véritables sentiments envers quelqu’un tant que ce quelqu’un ne disparait pas de sa vie.
- On dit que la peur est la plus fidèle compagne de tout être conscient, pas vrai ? La vie c’est avancer d’un pas hésitant, sans cesse torturé par une idée obsédante.
- En amour, il n’y a pas de vérité, seulement des réalités successives et momentanées. Tout peut changer du jour au lendemain.
- Ainsi va le monde : l’insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d’assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
- J’en suis arrivée à comprendre que l’incertitude gouverne chaque moment de l’existence humaine.
- On s’arrête à une pompe alors que l’on a même pas besoin d’essence, on rencontre quelqu’un et la vie déraille. Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer.
- J’en suis venue à me rendre compte qu’il existe un énorme fossé entre comprendre un événement qui bouleverse votre vie et accepter sa terrible réalité.
- Au fond, n’était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l’avenir, on arrive à s’enfuir de soi-même ?