Au fond, n’était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l’avenir, on arrive à s’enfuir de soi-même ?

Au fond, n’était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l’avenir, on arrive à s’enfuir de soi-même ?

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Quitter le monde
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À trop chercher le bonheur ailleurs, on finit par oublier celui que l’on a devant soi…
Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard, quand on ne peut plus en jouir, quand on n’aime plus, soit tout à fait ce même bonheur dont le manque nous rendit jadis si malheureux.
Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu’on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu’on appelle le bonheur.
D’où tenons-nous cette notion du bonheur ? Si elle réside dans la mémoire, c’est que nous avons été heureux autrefois.
Le bonheur c’est l’absence, c’est d’être enfin absente à soi, rendue à toutes choses alentour.
La route du bonheur est peut-être la route de l’oubli.
Si l’on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
C’était bizarre dans ma vie. Alors que j’éprouvais du bonheur, il me suffisait de penser que ce bonheur n’était pas là pour longtemps, et il cessait aussitôt d’être.
Finalement, le bonheur, n’est-ce pas ce après quoi nous courons tous sans être jamais vraiment capables de le reconnaître ?
Le bonheur est tributaire du passé, car il ne se mesure qu’en fonction de ce que l’être humain a vécu.

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