Finalement, le bonheur, n’est-ce pas ce après quoi nous courons tous sans être jamais vraiment capables de le reconnaître ?
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Le bonheur, n’est-ce pas ce à quoi tous aspirent et que personne ne dédaigne ? Où donc l’ont-ils connu pour le vouloir ainsi ? Où l’ont-ils vu pour l’aimer ? Certainement il est en nous : comment ? Je ne sais pas.
Ah ! Comme on s’accoutume au bonheur ; hélas ! On ne le connaît bien que lorsqu’on l’a perdu.
Notre fragile bonheur d’ici-bas n’est-il donc point l’attestation d’un autre bonheur complet, comme la terre, fragment du monde, atteste le monde ?
Il paraît qu’on n’a pas toujours, ici-bas, le bonheur qu’on mérite, mais celui qui nous ressemble.
Le bonheur ne s’acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d’entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son cœur.
Nous ne sommes pas assez stables dans nos façons de penser pour pouvoir compter que telle ou telle chose puisse nous rendre heureux ; le vrai bonheur est d’être exempt d’ennui ; tout ce qui en préserve est également bon.
On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas : « Souris au monde et le monde te sourira. ».
Pourquoi chercher désespérément la clef du bonheur alors que, de toute façon, la serrure n’a jamais existé.
Tout nous échappe sans cesse, même les êtres qu’on aime. Mais reste la certitude que certains moments ont été ce qu’on appelle le bonheur.
Un bonheur est tout le bonheur ; deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.

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