Biographie courte et informations sur Pascal Quignard
Pascal Quignard est un écrivain français né le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre. Violoncelliste passionné, il a fondé un festival de musique baroque à Versailles. Il a reçu le prix Goncourt en 2002 pour Les Ombres errantes. Parmi ses ouvrages les plus connus figure Tous les matins du monde, adapté au cinéma en 1991. Quignard a aussi travaillé dans l’édition et a longtemps été membre du comité de lecture des éditions Gallimard. Il demeure une figure majeure de la littérature contemporaine française.
- Cache-cache veut dire : des enfants élisent un chasseur qui ferme ses paupières tandis qu’ils dissimulent leur corps dans le lieu.
- La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai.
- Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.
- Parfois on fonce vers la défaite et on a raison. Parfois il faut en effet foncer vers elle parce qu’il faut faire vite, il faut passer à autre chose. La défaite peut être un raccourci.
- Il y a un plaisir non pas d’être seule, mais d’être capable de l’être.
- Seul le silence permet de contempler l’autre.
- Le silence est comme un chiffon humide : il ôte la poussière sans qu’il la fasse voler.
- Amitié ou amour, il ne faut pas s’entendre sur l’essentiel, soit qu’on craigne d’en venir aux mains, soit qu’on redoute de s’ennuyer.
- L’homme et la femme ne sont pas faits pour s’entendre. Seule la musique est faite pour s’entendre.
- Le visage de l’homme et celui de la femme s’unissent dans l’âme à plus de profondeur que ne saurait atteindre le sexe masculin dans le sexe féminin.
- Nos vies sont fascinées par l’acte où elles ont pris naissance. Par leur source. Par l’aurore. Par la première aurore qui nous découvrit la lumière et qui nous éblouit.
- La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
- L’aimé aimante l’amant.
- La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai. C’est pourquoi l’amour se nourrit de marginalité, de silence, de vie secrète, séparée, sacrée.
- Se taire, aimer, écrire, c’est un perpétuel triomphe en toute chose de l’adieu.
- Nos coeurs sont des affamés. Notre esprit ne connait pas le repos. La vie est belle à proportion qu’elle est féroce, comme nos proies.
- Le silence n’est que l’ombre que le langage porte. Comme la conscience n’est que la chambre d’écho du langage dans le résonateur du crâne.
- L’impatience, tel est le témoignage le plus consistant que le temps nous offre de lui-même.
- La première attache au regard de la mémoire dans l’amour véritable (dans l’amour passion, dans l’amour qui se distingue du désir, lui qui n’a pas besoin d’être personnel et qui ne cherche pas la personne dans l’autre) est la voix.
- Devenir musicien, c’est sans doute chercher à mettre la main sur les sons, chercher à éduquer leur violence, à apaiser la vieille souffrance sonore.
- Or l’amour, c’est cela : la vie secrète, la vie séparée et sacrée, la vie à l’écart de la société.