Biographie courte et informations sur Daniel Pennac
Daniel Pennac est un écrivain français né le 1 décembre 1944 à Casablanca au Maroc. Il a vécu en Afrique, en Asie et en France. Il a été professeur de littérature avant de se consacrer pleinement à l’écriture depuis mille neuf cent quatre-vingt-douze. Il est connu pour la Saga Malaussène, Comme un roman et Chagrin d'école. Il a reçu en deux mille sept le prix Renaudot pour son roman autobiographique. Daniel Pennac écrit aussi pour la jeunesse et réalise des scénarios.
- La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas, mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.
- Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre.
- Qu’un cauchemar ne finisse pas, il devient votre réalité, et il faut bien faire avec. Que votre vie s’achève, elle n’était qu’un songe, et il faut bien ne plus faire avec.
- La communion dans l’erreur est un des inconvénients de l’amitié.
- Aimer c’est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
- Tout le mal qu’on dit de l’école nous cache le nombre d’enfants qu’elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l’ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l’immobilité ou du fatalisme des familles.
- Quand tout est fichu, il y a encore le courage.
- La vie ne pose pas de question et le suicide n’est pas une réponse.
- Mourir, c’est enterrer tout le monde en une seule fois.
- Quand un élève vous dit qu’il n’aime pas lire, il ne sait pas ce qu’il dit. Si vous le croyez, il est foutu et vous aussi comme professeur.
- En amour la connaissance est une pierre à aiguiser les passions.
- Je t’aime, conjugué à tous les temps tous les modes.
- Ce que Dieu ne peut plus faire, une femme, parfois, le peut.
- Comme une femme est belle en ces premiers mois où elle vous fait l’honneur d’être deux !
- Entre la femme qui l’a mis au monde et celle qui l’y garde, un romancier se devrait de remercier la terre entière.
- La naissance de la délinquance, c’est l’investissement secret de toutes les facultés de l’intelligence dans la ruse.
- L’imagination, ce n’est pas le mensonge.
- Les anges sont des êtres de vapeur et d’écume, ils n’ont pas de mains, ils n’ont pas de pieds, ils n’ont qu’un sourire incertain avec du blanc autour.
- Piètre mémoire, présence chancelante au monde, qui m’interdit de témoignage. D’où mon appétit de romancier, sans doute : l’imagination affamée de souvenirs s’acharne à recomposer la vie sur esquisses.
- Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d’orthographe par l’exercice de l’orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l’immersion dans le texte.
- Le futur comme un mur où serait projeté les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères !
- L’incorrigible fierté des racines.
- C’est peut-être cela enseigner : en finir avec la pensée magique, faire en sorte que chaque cours sonne l’heure du réveil.
- Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier.
- Il faut savoir jouer avec le savoir. Le jeu est la respiration de l’effort, l’autre battement du coeur, il ne nuit pas au sérieux de l’apprentissage, il en est le contrepoint.
- Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe «aimer»... Le verbe «rêver»...
- La force, ce n’est rien, dans la vie. C’est l’esquive qui compte !
- La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
- L’amour rend aveugle. L’amour doit rendre aveugle ! Il a sa propre lumière. Eblouissante.
- L’amour rend aveugle, benjamin. L’amour doit rendre aveugle ! Il a sa lumière propre. Eblouissante.
- L’amour ne nous sauve même pas de nous-mêmes... Voilà pourquoi l’homme est mortel...
- C’est le propre des êtres vivants de faire aimer la vie, même sous la forme d’une équation du second degré.
- Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.
- On croit qu’on amène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation.
- Mes morts étaient les meubles ôtés qui avaient fait l’harmonie de ma maison. Comme leur présence physique, tout à coup, m’a manqué ! Et comme je me suis manqué en leur absence !
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.