Il faut savoir jouer avec le savoir. Le jeu est la respiration de l’effort, l’autre battement du cœur, il ne nuit pas au sérieux de l’apprentissage, il en est le contrepoint.
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Chagrin d'école (2007)
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Je m’étonne de tomber dans l’angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c’est la condition de l’ivresse du cœur. Mais c’est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer, c’est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d’abîme !
Le défi par excellence de l’enseignement est de maintenir la connaissance vivante, de l’empêcher de devenir inerte.
Apprendre, c’est prendre.
Le savoir-vivre est l’art de ne pas montrer trop vite son savoir-faire.
Préférer le savoir par le cœur au savoir par cœur.
La connaissance doit avoir sur quoi s’appuyer pour pouvoir tomber juste. Or sur quoi elle s’appuie (le langage) n’est justement pas fixe.
Ce qui importe est de continuer d’apprendre, pour profiter du défi, et de tolérer l’ ambiguïté. En fin de compte, il n’y a pas de réponses certaines.
Vivre ce n’est pas sérieux, ce n’est pas grave. C’est une aventure, c’est presque un jeu. Il faut fuir la gravité des imbéciles.
Savoir quand ne pas combattre est aussi important que savoir quand combattre.
Si la vie est un puzzle, comment en dénicher les pièces magiques ? Il faut du talent : audace et sagesse, un grain de folie, un zest de chance, beaucoup d’optimisme. De patience et de volonté de gagner. Rêver aussi ! Porter ses yeux au-delà de l’horizon. L’espace nous appartient, pour peu qu’on sache l’observer…

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