Biographie courte et informations sur Pascal Bruckner
Pascal Bruckner est né le 15 décembre 1948 à Paris. Il a développé une carrière polyvalente comme philosophe, romancier et essayiste au parcours singulier. Les années de formation intellectuelle se sont déroulées sous la direction de Roland Barthes, période durant laquelle il a acquis une rigueur analytique remarquable. Il a aussi consacré une grande partie de sa réflexion à des sujets comme l'amour et les dynamiques du Tiers-Monde. "Le Nouveau Désordre amoureux" (1977) et "Le Sanglot de l'homme blanc" (1983) constituent des œuvres essentielles dans sa bibliographie. À partir des années 1980, Pascal Bruckner a alterné entre la France et plusieurs universités américaines, développant une pensée critique caractérisée par une plume incisive qui remet en question les idées préconçues.
- La passion amoureuse et la sexualité sont des éléments trop fragiles pour fonder une relation durable. Il y faut autre chose. Ça peut être un projet commun, une passion partagée, des enfants, de l’amitié.
- Le pire dans la vieillesse, ce n’est pas la diminution physique, c’est le dégoût de l’humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
- Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds. Elle était la beauté au service de la bonté.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.
- Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c’est le sommeil. Où qu’ils soient, les petits félins vous invitent à l’assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d’intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
- Le sexe est devenu le dernier snobisme, celui auquel chacun doit souscrire sous peine de mort sociale.
- Elle n’avait plus l’insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu’elle a le temps pour elle.
- L’obscénité de la guerre, c’est l’inévitable complicité qu’elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n’avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
- La plus belle femme du monde ne remplacera jamais un bon banquet.
- La collision amoureuse est l’irruption d’une verticalité dans le calme plat de l’existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.
- Le charme : cette part de romanesque qu’une personne propage autour d’elle et qui la rend à nulle autre pareille.
- Le loisir moderne ? L’art de brasser du vent travesti en surmenage.
- Avec le clochard, la compassion n’est jamais loin de la violence, la charité de la haine.
- Si la paix favorise le commerce, le commerce n’a jamais garanti la paix.
- La patience est une ruse de l’espoir.
- La beauté est un fragment d’éternité que le temps finit toujours par détruire.
- Contrairement à l’adage célèbre, la beauté n’est pas une promesse de bonheur mais une certitude de désastre. Les êtres beaux, hommes ou femmes, sont des dieux descendus parmi nous et qui nous narguent de leur perfection. Là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient chacun à sa médiocrité. La beauté est peut-être une lumière mais qui approfondit la nuit; elle nous soulève très haut et nous dépose ensuite si bas qu’on regrette de l’avoir approchée.
- Le touriste ne croit aux choses qu’après les avoir transformées en clichés.
- La première liberté d’un individu, c’est de dire non !
- Apprendre l’amour, c’est d’abord apprendre à parler d’amour et on ne l’apprend jamais aussi bien que chez les poètes, les romanciers, les philosophes.
- Il l’aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.
- L’horreur de l’amour, c’est de resserrer le monde autour d’un être qui vous enchaîne.
- Le secret d’une bonne vie, c’est de se moquer du bonheur.