Biographie courte et informations sur Erik Orsenna
Erik Orsenna, né Éric-Émile-Léonce Arnoult le 22 mars 1947 à Paris, représente une personnalité importante de la littérature et de la vie publique française. Il a obtenu ses diplômes à Sciences Po ainsi qu'à la Sorbonne avant de devenir professeur de finance internationale et d'économie du développement. La carrière politique d'Erik Orsenna inclut le poste de conseiller culturel auprès de François Mitterrand, puis une nomination au Conseil d'État. Le prix Goncourt lui est décerné en 1988 pour ses réalisations littéraires. L'Académie française l'accueille parmi ses membres le 28 mai 1998. Les activités d'Erik Orsenna s'étendent également à la promotion de la francophonie et comprennent de nombreux engagements dans les domaines culturels et politiques à travers la France.
- Le plus étrange, c’est que le mot Mot, si je puis dire, vient du latin -muttum- dont on a tiré Mutisme, l’absence de parole. Drôle de destin pour le mot Mot, qui sert à parler.
- Malgré mon nomadisme, j’aimerais finir ma vie comme paysan en Normandie où je possède une maison secondaire et passerai à cette la formation nécessaire.
- Tout jardin est, d’abord l’apprentissage du temps, du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons.
- Qu’est-ce que le métier de paysagiste ? Participer à l’inscription des équipements collectifs dans le paysage, en essayant de le blesser le moins possible, de réintroduire du végétal, de relancer une sorte de dialogue entre le bâti et le planté.
- Tous les mots sont des outils. Ni plus ni moins. Des outils de communication. Comme les voitures. Des outils techniques, des outils utiles. Quelle idée de les adorer comme des dieux !
- Quand une femme est la douceur et le trouble, l’amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure... Quel homme digne de ce nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l’inconfort d’aimer ?
- Nous devons dormir pour donner assez de place aux rêves.
- Grâce à la musique, on voit plus clair, plus loin qu’avec les yeux.
- Ce qui est pire que la tristesse : la découverte que rien ni personne ne pourra jamais remplir le vide qui est en nous.
- Les Puissants, qui ont tout dans cette vie, n’attendent plus qu’une chose : l’immortalité. Faisons-leur confiance pour mettre autant d’habileté et d’acharnement à la construire qu’ils en ont déployé pour atteindre au pouvoir.
- Le coeur net... Quelle drôle d’expression ! Je ne crois pas que j’aimerais me... Nettoyer le coeur !
- Le subjonctif est le mode du doute et de l’espérance. Le subjonctif est le mode de l’amour.
- Ecrire est une navigation sur la terre ferme, la page blanche est une voile qu’on hisse; les mots, un sillage qui s’efface.
- Paris a tissé, paris a grandi, s’est grandi, paris a accueilli, paris a créé et s’est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c’est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.
- Pour moi, une journée idéale, c’est écrire, faire le marché, la cuisine, puis partir en mer.
- Qu’est-ce qu’une carte ? Un morceau résumé et pacifié de la Terre. Qu’est-ce qu’un cartographe ? Quelqu’un qui s’arrange pour vivre à l’écart.
- Notre bonheur doit être notre secret le plus défendu.