Biographie courte et informations sur Maurice Druon
Maurice Druon, né le 23 avril 1918 à Paris et décédé le 14 avril 2009, fut écrivain, historien et homme politique français. Neveu de Joseph Kessel, il coécrivit en 1943 le Chant des Partisans, hymne emblématique de la Résistance. Lauréat du prix Goncourt en 1948 pour Les Grandes Familles, il publia la célèbre saga Les Rois maudits. Élu à l’Académie française en 1966, il en assura la secrétairerie perpétuelle de 1985 à 1999. Gaulliste, il fut ministre de la Culture sous Pompidou.
- Il est presque impossible de traiter du pouvoir sans traiter du savoir. Les formes diverses que peut prendre le gouvernement des hommes découlent en grande partie de l’idée qu’ils se font de l’univers.
- Elle pouvait indiquer un envoûteur qui, par image de cire bien travaillée, aiguilles plantées et conjurations prononcées, ferait oeuvre nocive sur Mahaut.
- Et comme l’usage interdisait aux invités de dépasser les boutons, force était aux jeunes gens de demeurer sur place.
- La critique nous est profitable, quand elle nous aide à travailler dans le sens de l’amélioration.
- Les hommes au pouvoir ne doivent jamais attendre que les sentiments qu’on leur témoigne soient totalement désintéressés. Les gens, lorsqu’ils s’inclinent devant eux, cherchent toujours sur le tapis quelque miette de puissance à y ramasser.
- Les hommes politiques mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu’on vient leur demander.
- Aimer un être, c’est lui accorder une préférence, lui reconnaître une primauté, donc un pouvoir. Etre aimé, c’est se voir reconnaître cette prépondérance. Nos rapports amoureux sont des rapports de puissance à puissance.
- Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d’art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l’avenir.
- Le dieu père est mort. Et l’Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
- Ecouter avant de parler, s’informer avant de juger, comprendre avant de décider, et garder toujours présent à l’esprit que dans chaque homme se trouvent ensemble des meilleures actions et des pires.
- La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
- Chaque fois que vous commettez, individuellement ou collectivement, l’homicide, chaque fois que vous assassinez, pour quelque raison que ce soit, un semblable, comme chaque fois que vous vous massacrez entre factions, entre nations ou entre races, vous affaiblissez, vous appauvrissez la force spécifique de l’humanité. Chaque homicide est un suicide.