Et comme l’usage interdisait aux invités de dépasser les boutons, force fut aux jeunes gens de demeurer sur place.
Écrivain, 1918-2009Et comme l’usage interdisait aux invités de dépasser les boutons, force fut aux jeunes gens de demeurer sur place.
Écrivain, 1918-2009Partager sur
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Les grandes familles
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L’élégance ?… Oui, ça me vient, avec l’âge. Plus on a de plis sur le front, moins on veut en avoir à son col.
Une trop grande liberté, un fais ce que tu veux commode, met la jeunesse dans l’impossibilité de désobéir, alors que rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles.
Si les parents fermaient pas toutes les portes, peut-être que les gamins auraient pas envie de s’aérer.
L’inexpérience du jeune âge a besoin d’être gouvernée par la prudence de la vieillesse.
Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.
Peu de gens comprennent l’immense avantage qu’il y a à ne jamais hésiter et à tout oser.
Ceux qui n’ont rien ne cessent de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu’au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu’on redoute d’embrasser.
Un câlin, c’est détacher un petit bout de soi pour le donner à l’autre pour qu’il puisse continuer son chemin moins seul.
L’art du comédien consiste à empêcher les gens d’éternuer.
N’y a-t-il pas des sortilèges au moyen desquels les facultés de la jeunesse et de la virginité peuvent être déçues ?

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