Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.
Écrivain, 1854-1905Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.
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Source vérifiée
À se tordre (1891), Sancta Simplicitas
Les gens simples, au contraire, sont des gens qui disent oui quand il faut dire oui, non, quand il faut dire non, qui ouvrent leur parapluie quand il pleut (et qu’ils ont un parapluie) et qui le referment dès que la pluie a cessé de choir.Les gens simples vont tout droit leur chemin, à moins qu’il n’y ait une barricade qui les contraigne à faire un détour.
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On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant.
La vie est une boulevard où certains ne font pas leurs arrêts et où d’autres restent bloqués au carrefour.
Ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s’en éloignent.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j’aimerais qu’on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s’en abreuver.
Il y a dans la vie de chacun un moment où il faut choisir de fuir ou de résister.
Il est révoltant qu’un homme dirige sur des sentiers faux un voyageur ignorant le chemin à prendre et le laisse ensuite seul dans son erreur. Cependant, n’est-il pas plus révoltant encore d’amener quelqu’un à se fourvoyer en lui-même ?
Les gens qui ne possèdent rien éprouvent moins de difficulté à retrouver les chemins de la liberté, c’est un fait.
Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. À condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
Même les gens qui prétendent que nous ne pouvons rien changer à notre destin, regardent avant de traverser la rue.

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