Biographie courte et informations sur Cesare Pavese
Cesare Pavese est né le 9 septembre 1908 à Santo Stefano Belbo en Italie. Il a étudié la littérature à Turin avant de devenir écrivain, poète et traducteur. Il a traduit Moby Dick en italien et publié des ouvrages comme Travailler fatigue, Le Bel Été et La Lune et les Feux. Engagé politiquement, il a connu l’exil. Pavese est mort le 27 août 1950 à Turin à l’âge de 41 ans. Son journal intime, Le Métier de vivre, a été rendu public après sa disparition.
- En amour, ce qui compte seulement c’est d’avoir une femme dans son lit et chez soi : tout le reste est connerie, sinistre connerie.
- La vie n’est pas recherche d’expériences mais de soi-même.
- En général, est par métier disposé à se sacrifier celui qui ne sait pas autrement donner un sens à sa vie.
- Mais voici le plus atroce : l’art de la vie consiste à cacher aux personnes les plus chères la joie que l’on a à être avec elles, sinon on les perd.
- Aucune femme ne fait un mariage d’intérêt; elles ont toute l’habileté, avant d’épouser un millionnaire, de s’éprendre de lui.
- On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant.
- L’unique joie au monde c’est de commencer. Il est beau de vivre parce que vivre c’est commencer, toujours, à chaque instant. Quand ce sentiment fait défaut – prison, maladie, habitude, stupidité – on voudrait mourir.
- Les femmes épousent parfois un homme pour son argent; mais elles prennent généralement la précaution d’en tomber amoureuses avant.
- On ne se tue pas par amour pour une femme. On se tue parce qu’un amour, n’importe quel amour, nous révèle dans notre nudité, dans notre misère, et dans notre état désarmé, dans notre néant.
- Il est remarquable l’état de celui qui n’éprouve pas la tentation de ce qu’il ne fait pas; et non pas l’état de celui qui est tenté et qui renonce. En termes réalistes, le premier est la paix et le second, le déchirement.
- L’art moderne est - dans la mesure où il vaut quelque chose - un retour à l’enfance. Son thème éternel est la découverte des choses, découverte qui ne peut se produire, sous sa forme la plus pure, que dans le souvenir de l’enfance.
- Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
- La vie n’est pas recherche d’expériences mais de soi-même. Une fois qu’on a découvert sa strate fondamentale, on s’aperçoit qu’elle correspond à son propre destin et on trouve la paix.
- L’idée du suicide était une protestation de vie. C’est la mort de ne plus vouloir mourir.
- La vie sans fumée est comme le fumet sans le rôti.
- Avoir un goût libidineux pour l’abattement, pour l’abandon, pour l’énervante douceur, et une volonté impitoyable de réagir, mâchoires serrées, exclusive et tyrannique, est une promesse d’éternelle et féconde vie intérieure.
- Un cas où l’injustice tyrannique s’en tire aisément, c’est quand elle est exercée, même effrontément, contre un groupe nettement défini et pas très nombreux.
- Tout critique est proprement une femme à l’âge critique, envieux et refoulé.
- Pourquoi celui qui est vraiment amoureux demande-t-il la continuité, la durée des rapports ? Parce que la vie est douleur et l’amour partagé un anesthésique, et qui est-ce qui voudrait se réveiller au milieu d’une opération ?
- Tu seras aimé, le jour ou tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force.