Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
Image : Celui qui ne sait pas vivre...

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- En général, est par métier disposé à se sacrifier celui qui ne sait pas autrement donner un sens à sa vie.
- La violence est véritablement fille de l’impiété et le bonheur que les hommes désirent et souhaitent de tous leurs voeux vient de la santé de l’esprit.
- On gagne plus par l’amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l’effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
- Ce qui ne peut s’enseigner que par des coups et au prix de la violence ne portera que de mauvais fruits.
- Pour qu’un groupe humain perçoive sa propre violence collective comme sacrée, il faut qu’il l’exerce unanimement contre une victime dont l’innocence n’apparaît plus, du fait même de cette unanimité.
- Le violent est un blessé qui ne supporte pas la solitude de ses souffrances.
- Ceux qui ont souffert, l’éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même.
- Quand une personne vous fait souffrir, c’est parce qu’elle souffre profondément à l’intérieur d’elle-même, et sa souffrance déborde. Elle n’a pas besoin de punition, elle a besoin d’aide. C’est le message qu’elle envoie.
- Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
- La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
- L’homme n’est qu’un animal à demi dompté, qui pendant des générations a gouverné les autres par la fourberie, la cruauté et la violence.
- La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.
- C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
- On doit avoir pitié des uns et des autres; mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et, pour les autres, une pitié qui naît de mépris.