Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
Image : Une victime, c’est un peu le...

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- Autrefois, quand on torturait les gens, on leur disait tu vas parler; maintenant «tu vas vouloir». La douleur est supérieure car plus lancinante.
- C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
- L’aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
- Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.
- Le seul secret pour se venger des injures est de ne les point mériter et de les mépriser. Elles tournent alors à la honte de celui qui les a proférées.
- Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
- Depuis quand le justice se soucie-t-elle du bien être des victimes ? La justice punit le coupable, mais quelle énergie insuffle-t-elle à la victime pour lui permettre de revivre ? Aucune !
- On a tous tendance à voir dans la force un coupable et dans la faiblesse une innocente victime.
- Il n’y a pas de mots. Toutes mes pensées vont aux victimes, à ceux qui luttent encore entre la vie et la mort, ...
- La docilité est la source de tes souffrances tout comme la résignation à l’injustice sociale est celle de ton martyre.
- Quand le venin de la malveillance s’insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment : il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d’autrui le fait gémir.
- Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
- Les gens les plus en vue sont souvent la cible des individus les plus malveillants, ces gens qui ne peuvent supporter la réussite, qui dissimulent leur médiocrité derrière une haine tenace.
- Peut-être est-ce juste un châtiment, pour ceux qui se sont montrés cruels, de ne prendre conscience de leurs torts que lorsqu’il est impossible de revenir en arrière.
- Quand une seule victime ne peut obtenir justice, chacun doit s’attendre à être le premier à subir ensuite ces outrages.