L’aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.

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De tous les maux, les plus douloureux sont ceux que l’on s’est infligés à soi-même.
Quand le trait qui nous frappe est encore aiguisé par l’ingratitude, la blessure est d’autant plus vive.
Ceux qui ont souffert, l’éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même.
Les nerfs des batailles sont les pécunes.
Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même.
Les batailles les plus difficiles sont celles que nous livrons contre nous-mêmes.
On n’attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu’un mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
L’emploi de la force des armes fait du mal, jamais celui de la pitié.
Aux moments de crise, ce n’est pas contre un ennemi extérieur qu’on lutte, mais toujours contre son propre corps.
Mais un attentat reste un attentat. À l’usure, on peut le gérer techniquement, pas humainement. L’émoi et l’effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l’horreur frappe, c’est toujours le cœur qu’elle vise en premier.

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