La docilité est la source de tes souffrances tout comme la résignation à l’injustice sociale est celle de ton martyre.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Lorsqu’on regarde l’injustice en face et qu’on agit, la souffrance s’apaise au lieu de croître, parce qu’on surmonte le sentiment de culpabilité et le désespoir rongeur, envenimé par l’inertie. On nettoie la plaie – la sienne et celle d’autrui – qui peut enfin guérir.
Une victime, c’est un peu le contraire d’un rebelle. On n’aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d’une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.
Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, et vous aviez raison — mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
Car c’est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
Les souffrances humaines ont leur terme par la mort.
La tragédie échauffe l’âme, élève le cœur, peut et doit créer des héros.

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