Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Écrivain, 1905-1980 Image : User:T1980, CC BY 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Huis clos : Jean-Paul Sartre
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le mal dont je souffre est le manque de tendresse Qui serre notre époque au gosier : je suis Malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé.
Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même.
Aimer, c’est donner à quelqu’un le droit – sinon le devoir – de nous faire souffrir.
On doit avoir pitié des uns et des autres ; mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et, pour les autres, une pitié qui naît de mépris.
La docilité est la source de tes souffrances tout comme la résignation à l’injustice sociale est celle de ton martyre.
Celui qui ne sait pas vivre avec charité et embrasser la douleur des autres est puni en ceci qu’il sent avec une violence intolérable sa propre douleur.
Partout où je vois la souffrance, c’est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
Quand une personne vous fait souffrir, c’est parce qu’elle souffre profondément à l’intérieur d’elle-même, et sa souffrance déborde. Elle n’a pas besoin de punition, elle a besoin d’aide. C’est le message qu’elle envoie.
Je suppose que c’est bel et bien une tragédie, parfois, de se sentir obligé d’être celui qu’on est.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.