Partout où je vois la souffrance, c’est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
1961-1997Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Partout où je vois la souffrance, c’est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
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Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Je n’écris pas pour laisser quelque chose derrière moi, mais pour soulager ma souffrance.
Surtout j’ai la douleur, cette douleur toujours jeune, active, inspiratrice d’étonnement, de colère, de rythme, de défi, la douleur qui espère la trêve mais ne prévoit pas la fin de la vie, heureusement j’ai la douleur.
On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l’aimer même, tout en se sentant pénétré d’une douleur infinie.
La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.
Quand tu souffriras beaucoup, regarde ta douleur en face, elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.
Je voudrais aimer autrement, hélas ! Je voudrais être heureuse ! Pour moi l’amour est un tourment, la tendresse m’est douloureuse.
Ce que je cherche avant tout, ce n’est pas d’être heureux, c’est de me sentir vivant.
Mon métier m’amène à côtoyer l’horreur, la violence, l’inhumanité. J’ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.
Règle de vie : Toujours essayer de réduire mes propres souffrances à ce qu’elles ont d’universel et d’anonyme, et considérer celles des autres comme uniques et irréductibles.

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