Mon métier m’amène à côtoyer l’horreur, la violence, l’inhumanité. J’ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.

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Mon métier m’amène à côtoyer l’horreur, la violence, l’inhumanité. J’ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.

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Je sens au moins que quiconque aime autant que moi la solitude doit craindre de s’y préparer des tourments.
La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m’en suis arrangée.
J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent insociable et misanthrope parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants qui ne se nourrit que de trahison et de haine.
Partout où je vois la souffrance, c’est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
Lorsque vous ressentez le désir de pouvoir, vous devez rester dans la solitude pendant un certain temps.
Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d’éternité.
Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions ; j’ai pris part à ces troubles.

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