Les citations
La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), III. Tout ce qu'on voit est d'or, p. 31 Chaque récolte est enfermée dans une petite ampoule de cristal, de verre ou d’argent, soigneusement étiquetée et, avec les plus grandes précautions, expédiée à Paris.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VII. Révélation du monde, p. 68 L’éternité comme une immense coquille d’œuf m’entoure de tous côtés et voici que la liberté, belle lionne, se métamorphose à son gré.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VI. Pamphlet contre la mort, p. 62 L’humour n’est possible qu’à la faveur d’une liberté d’esprit presque absolue.
Robert DesnosSource vérifiée Nouvelles Hébrides et autres textes : (1922-1930) Les trésors d’un cœur pur ne souffrent pas partage.
Robert DesnosSource vérifiée Domaine public La musique n’est jamais que de l’art quand la parole peut être poésie.
Robert DesnosSource vérifiée Œuvres J’ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu’elle peut me donner : la preuve de la santé, de la jeunesse et l’inestimable satisfaction d’emmerder Hitler.
Robert DesnosSource vérifiée Œuvres Voilà l’histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l’axe de mon cœur.
Robert DesnosSource secondairePénalités de l’enfer (1922), n° 4, p. 10 Cueille cueille la rose et ne t’occupe pas de ton destin.
Robert DesnosSource vérifiée Corps et biens Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?
Robert DesnosSource secondaireRrose Sélavy (1922), n° 7, p. 19 La surprenante métamorphose du sommeil nous rend égaux aux dieux.
Robert DesnosSource vérifiée La liberté ou l’amour ! : suivi de, Deuil pour deuil Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), IV. La brigade des jeux, p. 46 Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VII. Révélation du monde, p. 66 Le Capitaine Jonathan, etant âgé de dix-huit ans Capture un jour un pélican Dans une île d’Extrême-orient, le pélican de Jonathan Au matin, pond un œuf tout blanc Et il en sort un pélican Lui ressemblant étonnamment.
Robert DesnosSource vérifiée Le Pélican Voix d’une femme, qui sort d’un lampadère, la nuit, rue de Rivoli.
Robert Desnos
Veux-tu, chéri, cueillir des pigments biliaires au champ n° 3 dans la campagne de la chansonnette ? Le champ n° 3 ? J’y suis allé sur les mains.Source secondairePénalités de l’enfer (1922), n° 4, p. 8 Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VIII. A perte de vue, p. 93 Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
Robert DesnosSource vérifiée Corps et biens Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
Robert DesnosSource vérifiée Corps et biens Je t’aime et tu feins de m’ignorer. Je veux croire que tu feins de m’ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d’allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c’est toi qui m’adresses la parole.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), V. La baie de la faim, p. 49 Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu’il faut, à notre époque, l’appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
Robert DesnosSource secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), III. Tout ce qu'on voit est d'or, p. 36 Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.
Robert Desnos
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Biographie de Robert Desnos
Robert Desnos est né le 4 juillet 1900 à Paris. Il était un poète et résistant français. Il a rejoint le mouvement surréaliste dans les années 1920 et a participé à des expériences d’écriture automatique. Parmi ses œuvres majeures figurent Rrose Sélavy et Demain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a activement résisté au nazisme. Il est mort le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, peu après sa libération par l’Armée rouge.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Robert Desnos de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
