Biographie courte et informations sur Robert Desnos
Robert Desnos est né le 4 juillet 1900 à Paris. Il était un poète et résistant français. Il a rejoint le mouvement surréaliste dans les années 1920 et a participé à des expériences d’écriture automatique. Parmi ses œuvres majeures figurent Rrose Sélavy et Demain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a activement résisté au nazisme. Il est mort le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, peu après sa libération par l'Armée rouge.
- La musique n’est jamais que de l’art quand la parole peut être poésie.
- Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu’il faut, à notre époque, l’appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
- La surprenante métamorphose du sommeil nous rend égaux aux dieux.
- Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?
- Cueille cueille la rose et ne t’occupe pas de ton destin.
- Je t’aime et tu feins de m’ignorer. Je veux croire que tu feins de m’ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d’allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c’est toi qui m’adresses la parole.
- Voilà l’histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l’axe de mon coeur.
- Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
- Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
- J’ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu’elle peut me donner : la preuve de la santé, de la jeunesse et l’inestimable satisfaction d’emmerder Hitler.
- Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.
- Les trésors d’un coeur pur ne souffrent pas le partage.
- L’humour n’est possible qu’à la faveur d’une liberté d’esprit presque absolue.
- Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.
- Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
- L’éternité comme une immense coquille d’oeuf m’entoure de tous côtés et voici que la liberté, belle lionne, se métamorphose à son gré.
- Voix d’une femme, qui sort d’un lampadère, la nuit, rue de Rivoli. - Veux-tu, chéri, cueillir des pigments biliaires au champ n° 3 dans la campagne de la chansonnette ? Le champ n° 3 ? J’y suis allé sur les mains.
- Chaque récolte est enfermée dans une petite ampoule de cristal, de verre ou d’argent, soigneusement étiquetée et, avec les plus grandes précautions, expédiée à Paris.
- La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
- Le Capitaine Jonathan, etant âgé de dix-huit ans Capture un jour un pélican Dans une île d’Extrême-orient, le pélican de Jonathan Au matin, pond un oeuf tout blanc Et il en sort un pélican Lui ressemblant étonnamment.