La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
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- Les rapports humains sont souvent désastreux, car la grande majorité des hommes ne comprend qu’entrer dans le cœur d’une personne, n’est pas une conquête mais une opportunité extraordinaire.
- Deux démons à leur gré partagent notre vie, et de son patrimoine ont chassé la raison; Je ne vois point de coeur qui ne leur sacrifie : Si vous me demandez leur état et leur nom, j’appelle l’un Amour et l’autre Ambition.
- La tyrannie a bien des esclaves, mais l’amour reste un affranchi.
- La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
- La culture est parfois folie, ou inclut la folie. Peut-être que c’est l’absence d’amour qui m’a incitée au voyage. Peut-être que c’est un amour excessif et débordant. Peut-être que c’est la folie.
- L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution. Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous.
- L’émerveillement du premier amour donnait tant de force, tant d’empire sur le monde et sur soi, galvanisait la puissance, dévastatrice, de la volonté.
- C’était un mystère pour elle, cette facilité de l’amour romantique à changer, la célérité avec laquelle l’être aimé devenait un étranger. Où l’amour s’enfuyait-il ? Peut-être le véritable amour était-il familial, une affaire de sang, puisque l’amour des enfants ne mourait pas comme l’amour romantique.
- Ce n’est pas leur amour de l’humanité, c’est l’impuissance de leur amour qui empêche les chrétiens d’aujourd’hui de nous faire monter sur le bûcher.
- La seule prison des femmes, c’est l’amour. Elles seront toujours victimes de leur sentimentalisme. Un siècle de combats n’a rien pu faire contre cette faiblesse chronique.
- En ces heures d’amertume où l’on brisait sa vie, il comprit la valeur de l’amour d’une femme. Une épouse ! La seule qui puisse chérir un homme piétiné par des bottes de fonte !
- Tout de même je l’aimais davantage maintenant; elle était loin; la présence, en écartant de nous la seule réalité, celle qu’on pense, adoucit les souffrances, et l’absence les ranime, avec l’amour.
- L’homme a beau être blasé, guéri de tous les enthousiasmes, revenu de tous les emportements, il reste en lui un fonds éternel de jeunesse. L’amour est une aventure qui garde son attirance. De manière générale, sans doute.
- Et l’amour, qui avait été à l’origine du monde, en fut aussi le maître. Mais ses chemins sont parsemés de fleurs et de sang. De fleurs et de sang...
- Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée, la liberté de cœur ne l’est pas. Et pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.