La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
Écrivain, 1914-1980La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
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Qu’est-ce que c’est, aimer. Ce n’est pas s’enfermer dans la même maison, s’étouffer dans la même parole, s’assombrir dans la même histoire. Ce n’est pas remplir un vide, effacer une distance.
L’amour d’ordinaire est chassé de la maison par l’avarice.
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un cœur aimant et vrai ne sont rien ; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
L’amour est privé de son plus grand charme quand l’honnêteté l’abandonne ; pour en sentir tout le prix, il faut que le cœur s’y complaise, et qu’il nous élève en élevant l’objet aimé.
Ce n’est pas parce qu’un amour est éperdu qu’il est perdu pour tout le monde.
L’amour véritable n’est sujet à aucune altération appréciable dans la durée.
Il est malheureusement bien vrai que, sans le loisir et l’argent, l’amour ne peut être qu’une orgie de roturier ou l’accomplissement d’un devoir conjugal.
L’amour abstrait c’est le don de soi, la recherche d’un sacrifice basé, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sur un égoïsme farouche.
Faire l’amour fait partie de l’intime, à tout point de vue. Donner mon corps, c’est l’ordre du cadeau. Alors, il se déballe délicatement.

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