- On ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.
- La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l’âme n’était que l’idée du corps.
- Le corps humain doit être allergique à l’air puisqu’il le recrache dès qu’il en avale.
- La classe dite moyenne tient dans l’Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d’autres qui en sont les pieds.
- Je pense trop. Être dans mon corps est beaucoup plus satisfaisant que d’être dans ma tête.
- Un père disparu dont le corps n’a pas été retrouvé met longtemps à mourir.
- L’envie suit la vertu comme l’ombre suit le corps.
- Les sciences humaines ignorent l’humain biologique, en font une entité sans corps et sans vie.
- Les femmes tombent parfois dans la prostitution parce que c’est plus facile de transformer son corps en marchandise que son cerveau en un instrument de réflexion.
- La civilisation n’est que l’usage efficace du corps, et surtout du système nerveux. Le trait qui distingue l’homme éduqué du barbare, c’est le contrôle de l’imagination, des démons, des rêves.
- Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
- Chez les êtres vivants aussi bien que dans les corps bruts les conditions d’existence de tout phénomène sont déterminées d’une manière absolue.
- Je dois veiller à me garder le corps en bonne forme pour les vers. Et l’âme intacte pour Dieu.
- Qu’est-ce que le vin ? C’est un corps vivant où se tiennent en équilibre les "esprits" les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d’un ciel et d’un terroir.
- Ton corps n’est pas un temple sacré, mais un parc d’amusement. Profite de la balade !
- Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel.
- On confond toujours l’homme et l’artiste, sous prétexte que le hasard les a réunis dans le même corps.
- Aussi l’âme est-elle la finalisation première d’un corps naturel doté en puissance de la vie.
- Mais est-ce qu’il ne se pourrait pas que le langage ait d’autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné.
- Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
- La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
- L’esprit commande le corps et le corps obéit. L’esprit se commande à lui-même et trouve de la résistance.
- Votre corps vous dira ce dont il a besoin.
- Nu, il n’y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.
- Pétrarque : Jamais l’onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n’ensanglante dans le rouge cinabre; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
- Le corps est à la fois notre outil et notre système de référence pour atteindre à notre vraie stature qui est divine.
- La religion constitue, pour l’âme un consensus normal exactement comparable à celui de la santé envers le corps.
- Je fais de l’isométrie à l’église, alors pendant que je fais du bien à mon âme, je fais du bien à mon corps.
- Certes, si le corps se décompose, la pensée, elle, ne meurt pas.
- Nous jouissons du temps sans compter, et ce qui est triste, c’est que nous ne commençons à comprendre ce qui est important que lorsque notre corps ne peut plus nous le procurer.
- Marcher est aussi le zen... Que l’on bouge ou que l’on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l’on se trouve face à une épée l’esprit demeure tranquille.
- Toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles. L’architecture d’une ville est d’émouvoir et non d’offrir un simple service au corps de l’homme.
- La liberté de l’usage de son propre corps n’induit pas la libre disposition de celui d’un autre.
- La pensée agit sur le corps d’une manière inexplicable; l’homme est peut-être la pensée du grand corps de l’univers.
- Malheureuse condition des hommes ! A peine l’esprit est-il parvenu au point de sa maturité, le corps commence à s’affaiblir.
- J’respire la nuit quand y’a plus personne dehors, quand les gens heureux respirent corps contre corps.
- J’ai découvert que l’on pouvait supporter l’insupportable si l’on gardait le moral même quand le corps souffrait.
- La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
- La force réside dans l’absence de crainte, et non dans la quantité de chair et de muscle que nous avons dans notre corps.
- Il faut que tu saches qu’en croyant à la corporéité ou en attribuant à Dieu une des conditions du corps, tu le rends jaloux, tu l’irrites, tu allumes le feu de sa colère, tu es adversaire, ennemi hostile.