Pétrarque : Jamais l’onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n’ensanglante dans le rouge cinabre; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
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- Ainsi Descartes l’a regardé (un corps céleste) comme ayant été autrefois un soleil, obscurci et étouffé depuis par une croûte épaisse dont il s’est couvert.
- Si le corps est droit qu’importe que l’ombre soit tordue.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Le poème s’étirant dans les blés, le poème s’allongeant vers les sphères. Le poème bondissant, dans les pâturages de l’âme, le poème frémissant, dans le corps des cités.
- Quelle est la différence entre une étoile filante et une maison qui tombe ? Et bien, l’une exauce un voeu dans un trait de lumière, et l’autre écrase l’odieux dans un pet de sorcière !
- Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
- Naître avec le printemps, mourir avec les roses : - Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur; - Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, - S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur; -... - Voilà du papillon le destin enchanté.
- La puissante lumière de l’été s’empare... Du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.
- Salut, ô lumière sacrée ! Fille aînée du ciel, ou plutôt coéternel rayon de la divinité ! Sans être blâmé, ne puis-je te nommer ainsi puisque Dieu, qui est la lumière, de toute éternité n’habite que dans ta splendeur inaccessible ?
- La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
- La mort n’est pas l’ultime vérité. - Elle nous paraît noire, - de même que le ciel nous paraît bleu, - mais elle ne noircit pas plus l’existence - que l’azur céleste ne tâche les ailes de l’oiseau.
- Doutez que les étoiles ne soient de flamme Doutez que le soleil n’accomplisse son tour Doutez que la vérité soit menteuse infâme Mais ne doutez jamais de mon amour.
- Un soleil n’éclipse pas un soleil. Un soleil n’est jamais éclipsé que par des lunes.
- La lumière a son temps qui lui est mesuré, mais le règne de la Nuit Ne connaît de durée ni d’espace, le sommeil a pour lui toute l’éternité !
- Un jour mon beau Soleil mirroit sa tresse blonde Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil : Le grand Soleil aussi mirroit son teint vermeil Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde.