Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
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François le champi (1848), chapitre 19
… car je vous le dis, jeunes et vieux à qui je parle, une terre achetée à crédit, c’est une patente de cherche-pain pour vos vieux jours. Mais j’aurai beau vous le dire, vous n’en aurez pas moins la maladie achetouère.Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.Et voilà ce que François redoutait fort: c’est cette chaude fièvre du paysan qui ne veut pas se départir de sa glèbe.
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Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
La vie est une pure flamme et nous vivons d’un soleil invisible en nous.
Nous ne pouvons tenir un flambeau pour illuminer le chemin d’un autre sans éclairer le nôtre.
Ce n’est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu’on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l’air et écume dans l’eau.
Pétrarque : Jamais l’onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n’ensanglante dans le rouge cinabre ; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit.
Je suis fait de Dieu, par sa grâce. De sorte que votre misère ne me touche pas, ni la flamme de cette brûlure ne m’assaille.
Vivre, c’est un ciel sans soleil pour qui n’a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
L’homme qui sait n’éprouve pas de joie égale à celle qu’on trouve dans l’ombre, de frisson aussi puissant que celui que le danger glace et pour lui, aucune souffrance n’est plus sacrée que celle qui par pudeur n’ose pas se manifester.
Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.

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