Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l’on nomme l’amour !
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Fleurs du mal (1857), Femmes damnées (« À la pâle clarté des lampes languissantes »)
… Maudit soit à jamais le rêveur inutile, Qui voulut le premier dans sa stupidité, S’éprenant d’un problême insoluble et stérile, Aux choses de l’amour mêler l’honnêteté!Celui qui veut unir dans un accord mystique L’ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique À ce rouge soleil que l’on nomme l’amour!Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide; Cours offrir un cœur vierge à ses cruels baisers; Et, pleine de remords et d’horreur, et livide, Tu me rapporteras tes seins stigmatisés; On ne peut ici bas contenter qu’un seul maître! …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’amour constant ressemble à la fleur du soleil,
Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage
Dont elle a, le matin, salué son réveil !
Pétrarque : Jamais l’onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n’ensanglante dans le rouge cinabre ; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
Celui qui fait entrer le soleil dans sa vie fait fuir l’ombre.
Doutez que les étoiles ne soient de flamme Doutez que le soleil n’accomplisse son tour Doutez que la vérité soit menteuse infâme Mais ne doutez jamais de mon amour.
Aimer, c’est n’avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
L’amour est une lumière venue du ciel, une étincelle du feu immortel que les anges partagent.
L’âme un linge frais de soleil, amoureusement plié.
Rêve sans crainte amour de mon cœur Que seule ta plainte soit de bonheur Rêve sans nuage amour de ma vie Les rêves sont les héritages de la nuit.

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