Les citations
Le charme inattendu d’un bijou rose et noir.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), Lola de Valence Sois belle ! Et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, comme le fleuve au paysage.
Charles BaudelaireSource vérifiée Madrigal triste C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté, et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme.
Charles BaudelaireSource vérifiée Théophile Gautier Le prêtre est immense parce qu’il fait croire à une foule de choses étonnantes.
Charles BaudelaireSource vérifiée Journaux intimes (1887), Fusées II Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), l’Invitation au voyage La véritable musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents.
Charles BaudelaireSource vérifiée L’Art romantique (1852) La femme est fatalement suggestive ; elle vit d’une autre vie que la sienne propre, elle vit spirituellement dans les imaginations.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Paradis artificiels (1860) Plus encore que la vie
Charles Baudelaire
La mort nous tient souvent par des liens subtils.Source vérifiée Les Fleurs du mal (1857), Texte entier Si l’Eglise condamne la magie et la sorcellerie, c’est qu’elles militent contre les intentions de Dieu, qu’elles suppriment le travail du temps.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Paradis artificiels (1860), Le poème du hachisch L’être le plus prostitué, c’est l’être par excellence, c’est Dieu, puisqu’il est l’ami suprême pour chaque individu, puisqu’il est le réservoir commun, inépuisable, de l’amour.
Charles BaudelaireSource secondaireMon cœur mis à nu (1980), p. 415 L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution.
Charles BaudelaireSource vérifiée Journaux intimes (1887), Fusées Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), XVII - La beauté Est-il vrai que parfois le triste cœur d’Agathe Dise : « Loin des remords, des crimes, des douleurs, emporte-moi, wagon, enlève-moi frégate ? ».
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857) Mon chat sur le carreau cherchant une litière Agite sans repos son corps maigre et galeux ; L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière Avec la triste voix d’un fantôme frileux.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), LXXV - Spleen Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie.
Charles BaudelaireSource vérifiée Journaux intimes (1887), Mon cœur mis à nu Il est malheureusement bien vrai que, sans le loisir et l’argent, l’amour ne peut être qu’une orgie de roturier ou l’accomplissement d’un devoir conjugal.
Charles BaudelaireSource vérifiée L’Art romantique (1852) L’homme boit la lumière avec l’atmosphère. Ainsi le peuple a raison de dire que l’air de la nuit est malsain pour le travail.
Charles BaudelaireSource vérifiée Journaux intimes (1887) Amis de la science et de la volupté,
Charles Baudelaire
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres.Source vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), les Chats Que c’est un dur métier que d’être belle femme, Et que c’est le travail banal De la danseuse folle et froide qui se pâme Dans un sourire machinal.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), XLV - Confession Les voluptés de l’entrepreneur tiennent à la fois de l’ange et du propriétaire. Charité et férocité. Elles sont même indépendantes du sexe, de la beauté et du genre animal.
Charles BaudelaireSource vérifiée Journaux intimes (1887), Fusées I Congédier la passion et la raison, c’est tuer la littérature.
Charles BaudelaireSource vérifiée Curiosités esthétiques (1868), L’école païenne Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857) La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), XXXVI - Le balcon Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma sœur, côte à côte nageant, nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857), CVIII - Le vin des amants Vois se pencher les défuntes Années,
Charles Baudelaire
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le
Regret souriant.Source vérifiée Les Fleurs du Mal (1857) Le navire roulait sous un ciel sans nuages, Comme un ange enivré du soleil radieux.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du Mal (1857) Le bonheur est venu habiter chez moi, et je ne l’ai pas reconnu.
Charles BaudelaireSource vérifiée Le spleen de Paris, Portraits de maîtresses (posthume, 1869) On n’est jamais excusable d’être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu’on l’est. Et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise.
Charles BaudelaireSource vérifiée Petits Poèmes en prose (Le Spleen de Paris) (1869), Texte entier La musique souvent me prend comme une mer.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du mal (1857), Texte entier Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun.
Charles BaudelaireSource vérifiée Le Spleen de Paris Toute littérature dérive du péché.
Charles BaudelaireSource vérifiée Lettres, 1841-1866, portrait en héliogravure Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour, c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice.
Charles BaudelaireSource vérifiée Mon cœur mis à nu Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du mal C’est cette horreur de la solitude, le besoin d’oublier son moi dans la chair extérieure, que l’homme appelle noblement besoin d’aimer.
Charles BaudelaireSource vérifiée Mon Cœur Mis À Nu (FR) C’est l’imagination qui a enseigné à l’homme le sens moral de la couleur, du contour, du son et du parfum. Elle a créé, au commencement du monde, l’analogie et la métaphore.
Charles BaudelaireSource vérifiée Écrits sur l’art Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste.
Charles BaudelaireSource secondaireFusées (1980), V, p. 391 Quand un chanteur met la main sur son cœur, cela veut dire d’ordinaire : je l’aimerai toujours !
Charles BaudelaireSource vérifiée Curiosités esthétiques, Salon de 1846 Point de chagrins de famille ; point de douleurs d’amour.
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Paradis artificiels (1860), Le Poème du haschisch, chapitre III Ces robes folles sont l’emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, je te hais autant que je t’aime !
Charles BaudelaireSource vérifiée Les Fleurs du mal (1857), À celle qui est trop gaie La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
Charles BaudelaireSource vérifiée L’Art romantique, Texte entier
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