- Qu’est-ce qu’une carte ? Un morceau résumé et pacifié de la Terre. Qu’est-ce qu’un cartographe ? Quelqu’un qui s’arrange pour vivre à l’écart.
- Les montagnes toujours ont fait la guerre aux plaines.
- Toutes les voitures paraissent déplacées dans un paysage de montagne, sauf celle qui vous a permis de monter jusque-là.
- Chômeurs à la recherche d’un stage, si le seul que vous avez trouvé est un stage de ski de fond, c’est que vous ne vous êtes pas adressé au bon organisme.
- Mes pas ont retrouvé la vallée de l’enfance; la cavée était vide et les monts dénudés. O bois dont je rêvais, crêts assombris de hêtres, le soleil garde seul son âge et sa beauté.
- Sur le Noël, morte saison, - Que les loups se vivent de vent...
- Un immense et banal verger s’étendait sur le bronze rouge des champs d’amarantes.
- Quelle vérité est-ce que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ?
- Confronté à la roche, le ruisseau l’emporte toujours, non par la force mais par la persévérance.
- Forêt : Portion de nature où l’on peut se promener sans craindre la pluie et les commerçants. Pleine de charme et de bestioles. On peut s’y perdre si l’on est seul et s’y aimer si l’on est deux.
- L’humilité de la vie nomade est une des images les plus fortes de l’Islam, le grand renoncement, le dépouillement des oripeaux mondains dans la nudité du désert - c’est cette pureté, cette solitude qui m’attirait moi aussi.
- Rien n’est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l’ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l’écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n’y a que la voix d’un enfant.
- Je n’ai point d’espoir de sortir par moi de ma solitude. La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre. Mais, de collaborer, elle s’assemble et devient temple.
- Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine ? Notre tente est légère, un vent va l’enlever; La table où nous rompons le pain est encor pleine, que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever !
- Pourquoi dès que l’homme pose le pied quelque part, le désert, la lune, il commence à se demander ce qu’il pourrait bien en tirer ?
- Armée : Le rempart de la Société.
- L’art, l’amour et la mort sont trois voies de la rédemption. La vie d’un artiste en quête d’absolu est enclose dans ce triangle. A lui de trouver sa voie vers la transcendance de son humanité.
- L’air est pur, la route est large, le clairon sonne la charge Les zouaves vont chantant Et là-haut sur la colline Dans la forêt qui domine Le Prussien les attend.
- Une tâche écrasante pour un rendement nul : abattre la forêt pour accoucher d’une boîte d’allumettes.
- J’ai gravé cela dans la montagne, et ma vengeance est écrite dans la poussière du rocher.
- Par la couleur du ciel et les plaintes du vent, - O volupté de vivre, ô charme alanguissant ! - Par mon désir de rêve et mon coeur qui frissonne, - J’ai senti de là-bas venir vers nous l’automne.
- Il neigea. La neige, comme la mer, exerce un pouvoir ensorceleur, nous repousse vers la dimension de l’enfance, vers une euphorie sans raison.
- Si tu t’attaches à un rocher, j’ai bien peur que tu doives voler avec le rocher et la chaîne.
- Les grands hommes sont semblables aux montagnes dont le sommet est presque toujours environné de vapeur; mais la vapeur vient de la vallée et non de la montagne.
- A trompeur, trompeur et demi.
- Mon petit Nicolas, fils unique de l’amour. Le sacrifice célébré sur la neige. Dans l’anse de Kamouraska gelée comme un champ sec et poudreux. L’amour meurtrier. L’amour infâme. L’amour funeste. Amour. Amour. Unique vie de ce monde.