Biographie courte et informations sur André Malraux
André Malraux est né à Paris le 3 novembre 1901 et est décédé à Créteil le 23 novembre 1976. Dans les années 1920, il est parti en Indochine, où les expériences vécues ont inspiré son roman La Voie royale, publié en 1930. En 1933, il a reçu le prix Goncourt pour La Condition humaine, un roman sur la révolution chinoise. Durant les années 1930, il a participé à la lutte contre le fascisme en Espagne et a écrit L’Espoir. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a intégré la Résistance française. Entre 1959 et 1969, il a occupé le poste de ministre de la Culture sous Charles de Gaulle, promouvant les arts et la mémoire nationale.
- La découverte de l’art, comme toute conversion, est la rupture d’une relation antérieure entre un homme et le monde.
- Vivre, c’est transformer en conscience une expérience aussi large que possible.
- Les chefs des organisations, les principaux combattants, étaient anticapitalistes par indifférence à l’argent, haine de Vichy, et dédain du personnel de la IIIe République.
- La culture, c’est ce qu’on répond à l’homme quand il demande ce qu’il fait sur terre.
- Toute douleur qui n’aide personne est absurde.
- Mon pauvre petit, chacun de nous ne connait que sa propre douleur.
- L’amitié, ce n’est pas d’être avec ses amis quand ils ont raison, c’est d’être avec eux même quand ils ont tort.
- On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
- La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir...
- La souffrance ne peut avoir de sens que quand elle ne mène pas à la mort, et elle y mène presque toujours.
- Qu’est-ce que l’art ? Ce par quoi les formes deviennent style.
- Le monde de l’art n’est pas celui de l’immortalité, c’est celui de la métamorphose.
- L’absence de finalité donnée à la vie est devenue une condition de l’action.
- La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
- Le sens du mot art est tenter de donner conscience à des hommes de la grandeur qu’ils ignorent en eux.
- Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu’elle pense de la mort.
- La connaissance d’un être... C’est l’angoisse d’être toujours étranger à ce qu’on aime.
- La connaissance d’un être est un sentiment négatif.
- On n’échappe pas à Dieu.
- L’intelligence, c’est la destruction de la comédie, plus le jugement, plus l’esprit hypothétique.
- On ne peut communiquer même avec la mort... C’est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
- Le sacrifice est le seul domaine aussi fort que celui du mal.
- La mort est là comme la preuve irréfutable de l’absurdité de la vie.
- L’art est la présence dans la vie de ce qui devrait appartenir à la mort; le musée est le seul lieu du monde qui échappe à la mort.
- L’amour est un acte de foi en l’autre, malgré l’évidence.
- La guerre consiste à faire tout ce qu'on peut pour que ce soit à l'autre qu'incombe le rôle de désespéré.
- L’amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance.
- La France n’a jamais été plus grande que lorsqu’elle parlait pour tous les hommes, et c’est pourquoi son silence s’entend de façon aussi poignante...
- La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin.
- Le sens de la vie était le bonheur et il s’était occupé, crétin, d’autre chose que d’être heureux !
- Toute oeuvre d’art survivante est amputée, et d’abord de son temps.
- Au XIXe siècle une solitude particulière, féconde et contemptrice, devient liée à la vocation même de l’artiste.
- Un immense et banal verger s’étendait sur le bronze rouge des champs d’amarantes.
- Mort, le Douanier est un chef d’école. Mais sa véritable école n’est pas celle des naïfs qui l’imitent et le suivent. Car, bien qu’il mesure le nez de ses modèles, son art si appliqué, comme celui de Bosch, est un art fantastique.
- Il avait vu assez d’épaves des guerres civiles de Chine et de Sibérie pour savoir quelle négation du monde appelle l’humiliation intense; seuls, le sang opiniâtrement versé, la drogue et la névrose nourrissent de telles solitudes.
- Cette affection profonde qui n’a besoin de rien expliquer.
- Villon se concevait sans doute comme un coquillard et un grand poète, non comme un génie réduit au cambriolage par les faiblesses de la monarchie.
- Un personnage n’est pas un individu en mieux.
- J’avais répondu autrefois à Saint-Exupéry, qui me demandait ce que je pensais du courage, qu’il me semblait une conséquence curieuse et banale du sentiment d’invulnérabilité. Ce que Saint-Ex avait approuvé, non sans étonnement.
- Il n’y a pas de dignité possible, pas de vie réelle pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pour qui il travaille.
- 1
- 2