La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
Écrivain, 1901-1976 Image : Roger Pic, Domaine public, Wikimedia Commons La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
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La Tete D Obsidienne
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Aimer la vie c’est repousser les êtres qui veulent mourir.
De même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort.
Ne vivre que pour aimer, n’aimer que pour souffrir, ne souffrir que pour mourir, voilà le sort de l’être sensible.
Qui aime la mort aime la vie.
La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
La passion nous fait renaître à la vie, nous insensibilise à la mort.
Les souffrances humaines ont leur terme par la mort.
Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
Vouloir faire l’amour, c’est un signe de vie : les morts ont pas ce genre d’envie-là.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.

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