Vouloir faire l’amour, c’est un signe de vie : les morts ont pas ce genre d’envie-là.
PoèteVouloir faire l’amour, c’est un signe de vie : les morts ont pas ce genre d’envie-là.
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Le deux millième étage
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L’unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n’est-il pas l’amour ?
Vouloir aimer sans risquer de souffrir est une contradiction, et vouloir vivre sans aimer, c’est se tuer.
L’amour est fort comme la mort », cela veut dire précisément que le sens du sexe excède l’immortalité de l’espèce qui est la mort de l’individu ; le sens suprême de l’amour n’est pas la naissance des mortels, mais la résurrection des morts.
En amour, il existe plus de dépérissements que de morts subites.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
Non, l’amour qui se tait n’est qu’une rêverie. Le silence est la mort, et l’amour est la vie.
Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.
Nous mourons par manque d’amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c’est l’amour, c’est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l’homme. Nous avons fabriqué la mort.
Ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c’est la vie qui dissout l’amour.
Notre amour c’est l’amour de la vie, le mépris de la mort.

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