Biographie courte et informations sur François Mauriac
François Mauriac (1885-1970), écrivain français originaire de Bordeaux, a influencé la littérature du XXᵉ siècle. Son parcours créatif s'illustre particulièrement à travers des romans comme Thérèse Desqueyroux et Le Nœud de vipères, qui révèlent avec une acuité remarquable les drames intimes de la bourgeoisie provinciale. Élu à l'Académie française en 1933 puis honoré du prix Nobel de littérature en 1952, cet observateur des âmes a également marqué le journalisme et la poésie de son temps.
- Thérèse n’était pas mère, - inexplicablement dénuée de cet instinct qui permet aux autres femmes de transférer leur propre vie dans les êtres qu’elles ont mis au monde.
- Il ne faut surtout pas juger Dieu sur les balbutiements de ses serviteurs.
- C’est merveilleux la vieillesse... Dommage que ça finisse si mal.
- Une belle vie, c’est celle qui commence par l’amour et qui finit par l’amour.
- L’amitié, c’est un de ces arbres où l’on s’appuie quand on est las dans le chemin.
- Il ne suffit pas à l’homme d’être heureux, il faut aussi que les autres ne le soient pas.
- Notre vie vaut ce qu’elle nous a coûté d’efforts.
- Tout homme a dans sa vie un Dieu à l’affût.
- Je vais dormir, goûter un sommeil sans rêve qui ne ressemblera pas à la vie, qui me donnera la force de recommencer demain.
- Pour beaucoup de femmes, le plus court chemin vers la perfection, c’est la tendresse.
- Le cœur aimant ne consent pas à ne pas avoir été aimé.
- L’adversaire peut à la fois avoir le tort de parier que Dieu n’est pas, et mettre dans le mille lorsqu’il découvre et dénonce les raisons basses que nous avons de croire en Dieu.
- Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l’homme ? La vérité est qu’elle passe d’un joug à un autre joug.
- Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison.
- La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
- En politique, chacun est enfermé dans la matière de son parti.
- Les êtres nous deviennent supportables dès que nous sommes sûrs de pouvoir les quitter.
- Paris est une solitude peuplée. Une ville de province est un désert sans solitude.
- Au soir de la vie, il n’y a pas de plus grand bonheur que d’avoir aimé le Christ.
- Ces pieuses gens édifiaient les habitants de la ville au point que ceux-ci, qui étaient sur leurs portes, se levaient par respect et faisaient grand silence pendant qu’ils passaient.
- Ce jour-là, j’ai vu pour la première fois à visage découvert, ma vieille ennemie la solitude, avec qui je fais bon ménage aujourd’hui.
- Qu’on ne dise pas de ce vieux peuple : «Il n’a même plus la force de vomir. ».
- La peur est le commencement de la sagesse.
- Il est trop vrai que la passion, à un certain point de sa croissance, nous tient et que nous ne pouvons plus rien contre ce cancer.
- Les étés d’autrefois brûlent dans les bouteilles d’Yquem et les couchants des années rougissent le Gruaud-Larose.
- Et si vous tenez que je suis fou ou idiot de croire cela, il reste que je suis ce fou et que je suis cet idiot.
- Avancer en âge, c’est s’enrichir d’habitudes, se soumettre aux automatismes profitables; c’est connaître ses limites et s’y résigner.
- J’éprouvais devant ce qui restait de Marie tout ce que signifie le mot «dépouille». J’avais le sentiment irrésistible d’un départ, d’une absence.
- Notre destin, quand nous voulons l’isoler, ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher avec toutes leurs racines.
- Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
- De Gaulle écarté ou réduit à l’impuissance, il ne nous resterait aucun recours : rien à attendre de la gauche, il va sans dire. Ce serait à Paris la junte militaire.
- Il n’est pas de véritable amour qui ne soit une folie : «une folie manifeste et de toutes les folies la plus folle» s’écrie Bossuet.
- Le véritable amour n’est pas aveugle. Le véritable amour est lucide et déteste de se faire illusion. Il ne faiblit point devant les misères, ni même devant les vices de ce qu’il chérit.
- Regardez-les qui organisent la guerre au Maroc : quel mal ils auront dû se donner pour disposer, sous le nom de supplétifs, une armée qui finira bien par susciter l’autre !
- Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l’araignée sa toile.
- La presse a quelque ressemblance avec ce coq qui croyait que sans son cocorico le soleil ne se lèverait pas.
- Ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour; c’est la vie qui dissout l’amour.