Les étés d’autrefois brûlent dans les bouteilles d’Yquem et les couchants des années rougissent le Gruaud-Larose.
Poète, 1885-1970Les étés d’autrefois brûlent dans les bouteilles d’Yquem et les couchants des années rougissent le Gruaud-Larose.
Poète, 1885-1970Partager sur
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Le baiser au lépreux
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Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche.
Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
L’absence refroidit les passions modérées au lieu qu’elle enflamme les plus violentes, telle que le vent qui éteint une bougie et qui excite la flamme d’un grand feu.
La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit.
Et la chambre drapée en tulle vaporeux
Rose de la lueur des veilleuses voilées,
Où ne sonnent jamais les heures désolées !…
Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !…
La cheminée dont l’énorme hotte s’adornait d’une coquette dentelle de papier rose.
La jeunesse boit de l’eau pétillante et les anciens combattants, des eaux de régime.

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