Et la chambre drapée en tulle vaporeux - Rose de la lueur des veilleuses voilées, - Où ne sonnent jamais les heures désolées !... - Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !...
Image : Et la chambre drapée en tulle...

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- Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, danse, aime, bleu laquais, ris d’oser des mots roses.
- Apprends-moi le bonheur dans la flamme des jours Les langueurs océanes aux rives d’amour. Apprends-moi les rubis que la nuit évapore Et la robe naissante du rose qui la dore.
- Les étés d’autrefois brûlent dans les bouteilles d’Yquem et les couchants des années rougissent le Gruaud-Larose.
- À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l’artificiel. Les danseuses l’ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
- La cheminée dont l’énorme hotte s’adornait d’une coquette dentelle de papier rose.
- Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme, où dans l’air énervé flotte du repentir, où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.
- Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !
- Quand, les deux yeux fermés, en un chaud soir d’automne, - Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, - Je vois se dérouler des rivages heureux - Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone.
- Paris, femmes, soleil, soleil de minuit. Le Bois, le thé, le dancing, les courses, le cabaret. Femme... Est-ce la même, je ne la reconnais pas, ce matin elle était si simple, si effacée dans sa robe presque unie, la voici ce soir, chair et perles.
- Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête...
- Lorsqu’un peuple s’enfuit devant l’envahisseur Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie Une salle de bal à l’aube sans danseurs La table du repas qu’on n’a pas desservie.
- C’est croire, c’est aimer. Par Eve l’homme naît. La femme est vers le ciel tournée, et ce qui n’est Que parfum dans la rose est encens dans la femme.
- O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
- O ma nuit ! ô ma Blonde ! Ma lumineuse sur les collines Mon humide au lit de rubis, ma Noire au secret de diamant Chair noire de lumière, corps transparent comme au matin du jour premier.
- Veux-tu, ma Rosinette - Faire emplette - Du roi des maris ?... - Je ne suis pas Tircis; - Mais, la nuit, dans l’ombre, - Je vaux encore mon prix, - Et quand il fait sombre - Les plus beaux chats sont gris.