Lorsqu’un peuple s’enfuit devant l’envahisseur Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie Une salle de bal à l’aube sans danseurs La table du repas qu’on n’a pas desservie.
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- Aux tables du café des arts, sur la place, on buvait, attablés tous ensemble, avec les deux serveuses débordées qui couraient, de la bière et de la limonade plein les bras.
- Affreuse nudité de l’homme dans l’orage La catastrophe arrive alors qu’il somnolait Ou que sans se presser il rentrait le fourrage Et sur le feu la femme oublie alors le lait.
- Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
- Les Tlascaltecs leur montraient les corps de leurs concitoyens étalés sur la terre, se glorifiant d’en faire leur repas du soir et leur déjeuner du matin. C’était affreux.
- Les Deuils et les Soucis vengeurs ont installé leur lit; les pâles Maladies y habitent et la triste Vieillesse, et la Peur, et la Faim, mauvaise conseillère, et l’affreuse Misère, larves terribles à voir, et le Trépas et la Peine.
- Un repas sans conversation, la richesse sans la vertu, perd tout son charme.
- C’est l’esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d’engloutissement : - et ce qu’on voit, tout cela n’est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d’un repas effroyable ?
- Pour entrer en solitude, un homme doit se retirer tout autant de sa chambre que de la société.
- N’aille an banquet, qui ne veut pas manger; Ni sur la mer, qui a peur du danger; Ni à la cour, qui dit tout ce qu’il pense; Non plus au bal, qui n’aime pas la danse.
- Il y a quelque chose d’atrocement irrévocable dans le spectacle d’une personne qui disparaît au bout d’une route, sans se retourner, sans jeter un regard en arrière.
- Opéra : Pièce représentant la vie dans un autre monde, dont les habitants n’ont pas de discours mais des chansons, pas de mouvements mais des gestes, pas de postures mais des attitudes.
- Une civilisation ne s’écroule pas comme un édifice, on dirait beaucoup plus exactement qu’elle se vide peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que l’écorce.
- Et la chambre drapée en tulle vaporeux - Rose de la lueur des veilleuses voilées, - Où ne sonnent jamais les heures désolées !... - Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !...
- Extrême cruauté de notre société. On accepte seulement les «couples» comme dans l’Arche de Noé. Malheur à qui veut aller son chemin, solitaire.