Les Tlascaltecs leur montraient les corps de leurs concitoyens étalés sur la terre, se glorifiant d’en faire leur repas du soir et leur déjeuner du matin. C’était affreux.
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- Les Deuils et les Soucis vengeurs ont installé leur lit; les pâles Maladies y habitent et la triste Vieillesse, et la Peur, et la Faim, mauvaise conseillère, et l’affreuse Misère, larves terribles à voir, et le Trépas et la Peine.
- Lorsqu’un peuple s’enfuit devant l’envahisseur Il laisse sur ses pas les ruines de sa vie Une salle de bal à l’aube sans danseurs La table du repas qu’on n’a pas desservie.
- Je veux que la mort me frappe Au milieu d’un grand repas, qu’on m’enterre sous la nappe, entre quatre larges plats.
- Cène : Dernier repas de Jésus, au cours duquel il a montré qu’il savait passer l’éponge, puisqu’il ordonna à Pierre, qui hésitait à servir Judas : «Sers, pierre» !
- S’ils mangaient du pain au beau temps, les fringales arrivaient avec la pluie et le froid, les danses devant le buffet, les dîners par coeur, dans la petite Sibérie de leur cambuse.
- La plèbe, c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires.
- Il nous regarda nous restaurer avec l’indulgence de ceux qui, sur le chemin du renoncement, admirent l’appétit des vivants.
- Chez nous, on mangeait à la carte : celui qui tirait l’as de pique mangeait.
- C’est la nuit que les elfes sortent, avec leur robe humide au bord, et sur les nénuphars emportent Leur valseur de fatigue mort.
- On mourait de faim en Israël à l’époque, c’était ce qu’ils appelaient la tsena, l’austérité. Il n’y avait rien à manger, j’ai vécu dans la faim permanente. Il n’y avait ni argent ni nourriture.
- Dans la nuit démente, leurs visages apitoyés témoignaient de la peur d’être compromises.
- Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n’étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l’abîme.
- Le suicide. Une vendetta contre le coeur et ses lâchetés, une sorte de massacre de la Saint-Valentin.
- J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.
- C’est l’esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d’engloutissement : - et ce qu’on voit, tout cela n’est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d’un repas effroyable ?