Biographie courte et informations sur Émile Zola
Émile Zola, né le 2 avril 1840 à Paris, grandit principalement à Aix-en-Provence après la mort prématurée de son père ingénieur. Passionné de littérature dès l’enfance, il quitte sa province en 1858 pour tenter sa chance à Paris. Figures incontournables du naturalisme, ses romans dressent un portrait précis et souvent cru de la société du Second Empire. Zola signe notamment la fresque des Rougon-Macquart, où il explore les destins contradictoires d’une même famille. Ami proche de Paul Cézanne, il s’intéresse aussi vivement à la peinture impressionniste. Son engagement public culmine avec la défense d’Alfred Dreyfus, illustrée par son célèbre article « J’accuse… ! » en 1898. Il s’éteint à Paris le 29 septembre 1902, laissant un héritage littéraire profondément ancré dans la vérité sociale et la recherche documentaire rigoureuse.
- Le roman naturaliste est une expérience véritable que le romancier fait sur l’homme, en s’aidant de l’observation.
- Emanciper la femme, c’est excellent; mais il faudrait avant tout lui enseigner l’usage de la liberté.
- Les hommes, souvent, se marient pour une nuit, la première, et puis les nuits se suivent, les jours s’allongent, toute la vie, et ils sont joliment embêtés.
- La liberté est une; on ne peut la couper par morceaux et la distribuer en rations, ainsi qu’une aumône.
- C’est ma soeur, mais qu’elle ne recommence pas à m’aguicher, ou je te la flanque dehors !
- J’aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les oeuvres de décadence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.
- Il y avait là de continuels sujets de dispute, pas un mois ne se passait sans qu’une question de mitoyenneté les jetât les uns sur les autres.
- Une société n’est forte que lorsqu’elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.
- Elle le lui raccrocherait, son coeur. Elle savait comment les coeurs se raccrochent, avec des soins, de la propreté, une amitié solide.
- Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
- Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.
- Aucun bonheur n’est possible dans l’ignorance, la certitude seule fait la vie calme.
- On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l’homme.
- La question est celle-ci : d’où vient l’homme ? Où va l’homme ? Je la résous triomphalement en disant : l’homme va et vient dans la nuit.
- La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre.
- Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science.
- Le talent sans travail n'est qu'une sale manie.
- Le bonheur, pour nous misérables, n’est que dans l’humilité et l’obéissance.
- L’argent encore, rien qu’un espoir d’argent, suffisait au bonheur de ces pauvres créatures.
- S’ils mangaient du pain au beau temps, les fringales arrivaient avec la pluie et le froid, les danses devant le buffet, les dîners par coeur, dans la petite Sibérie de leur cambuse.
- Toute la vieille gaieté militaire française sonnait dans son rire de triomphe. C’était la légende, le troupier français parcourant le monde, entre sa belle et une bouteille de bon vin.
- Le grand art en politique consiste à avoir deux bons yeux, quand les autres sont aveugles.
- Derrière, à chaque coup, sa robe de mérinos noir se levait légèrement; tandis que les baleines de son corset marquaient sur l’étoffe tendue du corsage.
- Seule Françoise, son ouvrage tombé sur les genoux, regardait Caporal, étonnée de ce qu’il lisait sans faute et si longtemps.
- Lui, au fond, n’avait contre le mariage que ses anciennes préventions d’artiste débridé dans la vie.
- Les Charbonnel, qui n’avaient jamais compté sur l’héritage, devenus brusquement héritiers par la mort d’un frère du défunt, crièrent alors à la captation.
- Car c’est une bonne plaisanterie de croire qu’il y a, en fait de beauté artistique, une vérité absolue et éternelle. La vérité une et complète n’est pas faite pour nous qui confectionnons chaque matin une vérité que nous usons chaque soir.
- Il faut mettre en Dieu la vérité et la justice, si l’on veut qu’elles règnent sur cette terre.
- Il ne pouvait confesser sa faute sans glisser malgré lui au besoin de la commettre encore en pensée.
- L’art perfectionne, je le veux bien, mais il perfectionne à sa manière, en contentant l’esprit, et non en prêchant, en s’adressant à la raison.
- Ma définition d’une oeuvre d’art serait, si je la formulais : «Une oeuvre d’art est un coin de la création vu à travers un tempérament».
- Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d’être des bourgeois à leur place.
- Elle voulait vivre en honnête femme, parce que l’honnêteté est la moitié du bonheur.