Portrait d’Émile Zola

Citations d’Émile Zola

romancier, Journaliste, nouvelliste

33 citations, dont 32 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Bonheur, Art, Liberté, Argent.

Œuvres citées : L’Assommoir (1877), Son Excellence Eugène Rougon (1876), Mes haines (1866), La Terre (1887), Le Docteur Pascal (1893).

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Naissance
2 avril 1840
Décès
29 septembre 1902
Nationalité
Française

Les citations

  1. Le bonheur, pour nous misérables, n’est que dans l’humilité et l’obéissance.
    Source vérifiée Le Rêve (1888), chapitre 3
  2. Elle voulait vivre en honnête femme, parce que l’honnêteté est la moitié du bonheur.
    Source vérifiée L’Assommoir (1877), chapitre VI
  3. Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d’être des bourgeois à leur place.
    Source vérifiée Germinal (1885), partie VI, chapitre 3
  4. Ma définition d’une œuvre d’art serait, si je la formulais : « Une œuvre d’art est un coin de la création vu à travers un tempérament ».
    Source vérifiée Mes haines (1866), Proudhon et Courbet
  5. L’art perfectionne, je le veux bien, mais il perfectionne à sa manière, en contentant l’esprit, et non en prêchant, en s’adressant à la raison.
    Source vérifiée Mes haines (1866), Proudhon et Courbet
  6. Il ne pouvait confesser sa faute sans glisser malgré lui au besoin de la commettre encore en pensée.
    Source vérifiée La Faute de l’abbé Mouret (1875), livre troisième
  7. Il faut mettre en Dieu la vérité et la justice, si l’on veut qu’elles règnent sur cette terre.
    Source vérifiée Rome (1896), chapitre III
  8. Les Charbonnel, qui n’avaient jamais compté sur l’héritage, devenus brusquement héritiers par la mort d’un frère du défunt, crièrent alors à la captation.
    Source vérifiée Son Excellence Eugène Rougon (1876), chapitre 2
  9. Lui, au fond, n’avait contre le mariage que ses anciennes préventions d’artiste débridé dans la vie.
    Source vérifiée L’Œuvre (1886), chapitre 8
  10. Seule Françoise, son ouvrage tombé sur les genoux, regardait Caporal, étonnée de ce qu’il lisait sans faute et si longtemps.
    Source vérifiée La Terre (1887), Première partie, chapitre 5
  11. Derrière, à chaque coup, sa robe de mérinos noir se levait légèrement ; tandis que les baleines de son corset marquaient sur l’étoffe tendue du corsage.
    Source vérifiée Le Ventre de Paris (1873), chapitre II
  12. Le grand art en politique consiste à avoir deux bons yeux, quand les autres sont aveugles.
    Source vérifiée La Fortune des Rougon (1871), chapitre III
  13. Toute la vieille gaieté militaire française sonnait dans son rire de triomphe. C’était la légende, le troupier français parcourant le monde, entre sa belle et une bouteille de bon vin.
    Source vérifiée La Débâcle (1892), partie 1, chapitre I
  14. S’ils mangeaient du pain au beau temps, les fringales arrivaient avec la pluie et le froid, les danses devant le buffet, les dîners par cœur, dans la petite Sibérie de leur cambuse.
    Source vérifiée L’Assommoir (1877), chapitre X
  15. L’argent encore, rien qu’un espoir d’argent, suffisait au bonheur de ces pauvres créatures.
    Source vérifiée L’Argent (1891), chapitre 7
  16. Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
    Source vérifiée Son Excellence Eugène Rougon (1876), chapitre 2
  17. Emanciper la femme, c’est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l’usage de la liberté.
    Source vérifiée Chroniques, la Tribune, 27 septembre 1868
  18. Les hommes, souvent, se marient pour une nuit, la première, et puis les nuits se suivent, les jours s’allongent, toute la vie, et ils sont joliment embêtés.
    Source vérifiée L’Assommoir (1877), chapitre II
  19. La liberté est une ; on ne peut la couper par morceaux et la distribuer en rations, ainsi qu’une aumône.
    Source vérifiée Son Excellence Eugène Rougon (1876), chapitre 14
  20. C’est ma sœur, mais qu’elle ne recommence pas à m’aguicher, ou je te la flanque dehors !
    Source vérifiée La Terre (1887), Quatrième partie, chapitre 2
  21. J’aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les œuvres de décadence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.
    Source vérifiée Mes haines (1866), Germinie Lacerteux
  22. Il y avait là de continuels sujets de dispute, pas un mois ne se passait sans qu’une question de mitoyenneté les jetât les uns sur les autres.
    Source vérifiée La Terre (1887), Cinquième partie, chapitre 3
  23. Une société n’est forte que lorsqu’elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.
    Source vérifiée Correspondance, à Louis Ulbach, 6 novembre 1871
  24. Elle le lui raccrocherait, son cœur. Elle savait comment les cœurs se raccrochent, avec des soins, de la propreté, une amitié solide.
    Source vérifiée L’Assommoir (1877), chapitre IV
  25. Le roman naturaliste, tel que nous le comprenons à cette heure, est une expérience véritable que le romancier fait sur l’homme, en s’aidant de l’observation.
    Source vérifiée Le Roman expérimental (1880)
  26. Aucun bonheur n’est possible dans l’ignorance, la certitude seule fait la vie calme.
    Source vérifiée Le Docteur Pascal (1893), chapitre 8
  27. On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l’homme.
    Source vérifiée Zola
  28. La question est celle-ci : d’où vient l’homme ? Où va l’homme ? Je la résous triomphalement en disant : l’homme va et vient dans la nuit.
    Source vérifiée Contes Et Nouvelles
  29. La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre.
    Source vérifiée Les Œuvres complètes
  30. Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science.
    Source vérifiée Le Docteur Pascal (1893), chapitre 2
  31. Car c’est une autre bonne plaisanterie de croire qu’il y a, en fait de beauté artistique, une vérité absolue et éternelle. La vérité une et complète n’est pas faite pour nous qui confectionnons chaque matin une vérité que nous usons chaque soir.
    Source vérifiée Mon Salon (1866), Le moment artistique
  32. Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.
    Source vérifiée Lettre à la jeunesse (1879)
  33. Le talent sans travail n’est qu’une sale manie.

Biographie d’Émile Zola

Émile Zola, né le 2 avril 1840 à Paris, grandit principalement à Aix-en-Provence après la mort prématurée de son père ingénieur. Passionné de littérature dès l’enfance, il quitte sa province en 1858 pour tenter sa chance à Paris. Figures incontournables du naturalisme, ses romans dressent un portrait précis et souvent cru de la société du Second Empire. Zola signe notamment la fresque des Rougon-Macquart, où il explore les destins contradictoires d’une même famille. Ami proche de Paul Cézanne, il s’intéresse aussi vivement à la peinture impressionniste. Son engagement public culmine avec la défense d’Alfred Dreyfus, illustrée par son célèbre article « J’accuse… ! » en 1898. Il s’éteint à Paris le 29 septembre 1902, laissant un héritage littéraire profondément ancré dans la vérité sociale et la recherche documentaire rigoureuse.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Émile Zola de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.