Biographie courte et informations sur Gustave Le Bon
Gustave Le Bon, né le 7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou et mort le 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette. Auteur de 43 ouvrages, il est connu pour « Psychologie des foules » (1895), où il explore les comportements collectifs. Voyageur curieux et penseur influent, ses idées ont marqué bien des dirigeants du XXe siècle.
- La vie des plus grands génies semble avoir pour la nature juste autant d’importance que celle d’une colonie de microbes ou d’une fourmilière.
- L’amitié représente un sentiment faible, mais durable; l’amour, un sentiment fort, mais peu durable. L’envie, dont le rôle social devient si prépondérant, constitue un des rares sentiments possédant à la fois force et durée.
- La morale s’apprend seulement par la pratique. Elle fait partie, comme les arts, de ces connaissances que ne sauraient enseigner les livres.
- Parmi les milliers d’hommes aspirant à établir le règne du droit et de la justice, combien en est-il capables de définir le droit et de comprendre la justice ?
- La démocratie a deux excès à éviter : l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul, et le despotisme d’un seul qui finit par la guerre.
- La civilisation crée forcément plus d’entraves à la liberté que l’état sauvage, mais il faut supporter ces entraves pour s’élever de la barbarie à la civilisation.
- Les aristocraties ont pris des formes diverses : naissance, talent, fortune mais le monde ne s’en est jamais passé.
- Le grand talent des historiens doués de prestige est de rendre vraisemblables les invraisemblances de l’histoire.
- Un dictacteur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.
- Un peuple ne sort de la barbarie que par l’acquisition d’une morale très stable. Dès qu’il l’a perdue, il retourne à la barbarie.
- Les œuvres importantes résultent plus rarement d’un grand effort que d’une accumulation de petits efforts.
- Mieux vaut comprendre qu’apprendre.
- La femme ne pardonne pas à l’homme de deviner ce qu’elle pense à travers ce qu’elle dit.
- Céder une fois à la foule, c’est lui donner conscience de sa force et se condamner à lui céder toujours.
- Le droit ne commence à dater que du moment où l’on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
- La mort n’est qu’un déplacement d’individualités. L’hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d’une même race.
- La vanité est pour les imbéciles une puissante source de satisfaction. Elle leur permet de substituer aux qualités qu’ils n’acquerront jamais la conviction de les avoir toujours possédées.
- La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l’équilibre des nations. Elle représente ce qu’il y a de plus stable dans la vie d’un peuple.
- Où sévit l’inégalité, sévit aussi l’injustice. Ne pouvant empêcher l’inégalité, loi irréductible de la nature, il faut bien se résigner à subir l’injustice.
- Savoir sans vouloir ne crée pas de pouvoir.
- Qui connaît l’art d’impressionner l’imagination des foules connaît aussi l’art de les gouverner.
- Les réalités scientifiques les plus solides contiennent toujours, cependant, une part notable d’illusions. Les progrès de la science consistent surtout à la réduire.
- Ce qui nous impressionne dans une oeuvre d’art est bien rarement l’oeuvre en elle-même, mais l’idée que les autres s’en font, et c’est pourquoi sa valeur commerciale subit d’énormes changements.
- La force du caractère, et non l’instruction, donne à l’homme une armature intérieure résistante. Privé de cette armature, il devient le jouet de toutes les circonstances.
- Le fondement principal de la grandeur d’un peuple ne réside ni dans le chiffre de ses habitants, ni dans l’étendue de son territoire, ni dans le nombre de ses canons, mais dans la force de son caractère.
- Si les croyants pouvaient se préoccuper de la valeur rationnelle de leurs croyances, il n’y aurait bientôt plus de croyants.
- La libre pensée ne constitue souvent qu’une croyance, qui dispense de la fatigue de penser.
- L’espoir est une force morale génératrice d’autres forces permettant de triompher des plus durs obstacles.
- L’avenir étant toujours chargé de passé pour prévoir, c’est-à-dire voir en avant, il faut d’abord regarder en arrière.
- Le vice aussi bien que la vertu se propage par contagion mentale.
- Une croyance politique n’est, souvent, qu’un acte de foi dépourvu de support rationnel. Elle a pour origine le mécontentement chez les illettrés, l’envie et l’ambition chez les hommes instruits.
- La valeur d’une idée politique ne doit pas être jugée d’après son degré de vérité, mais d’après l’action qu’elle exerce.
- Une des graves difficultés de la politique est l’obligation de gouverner avec des idées tenues pour vraies par les multitudes alors que ces idées sont erronées.
- Le temps et l’habitude usent rapidement l’amour mais fortifient au contraire l’amitié, même quand elle succède parfois à l’amour.
- Dans un gouvernement démocratique dont les ministres changent rapidement, le pouvoir réel appartient aux administrations. Chaque ministre croit gouverner, il est en réalité gouverner par elles.