Un peuple ne sort de la barbarie que lorsqu’il a un idéal à défendre. Dès qu’il l’a perdu, il ne forme plus qu’une poussière d’individus sans cohésion, et retourne bientôt à la barbarie.
Sociologue, 1841-1931Un peuple ne sort de la barbarie que lorsqu’il a un idéal à défendre. Dès qu’il l’a perdu, il ne forme plus qu’une poussière d’individus sans cohésion, et retourne bientôt à la barbarie.
Sociologue, 1841-1931Partager sur
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Psychologie de l’Éducation (1902), partie V, chapitre 3
… Mieux vaut encore obéir aux morts qu’aux vivants. Les peuples qui ne veulent plus supporter la loi des premiers sont condamnés à subir la tyrannie des derniers. Reliés aux êtres qui nous précèdent, nous faisons tous partie de cette chaîne ininterrompue qui constitue une race.Un peuple ne sort de la barbarie que lorsqu’il a un idéal à défendre. Dès qu’il l’a perdu, il ne forme plus qu’une poussière d’individus sans cohésion, et retourne bientôt à la barbarie.
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L’opposition civilisation barbarie s’effondre quand la barbarie est incluse dans la civilisation, quand l’inhumain est au cœur de l’humain.
On ne peut pas dissocier la politique de la morale sans produire les barbarismes.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
La civilisation et la barbarie s’excluent : la barbarie, c’est la guerre ; la civilisation, c’est la paix.
Peut-être est-ce un juste châtiment, pour ceux qui se sont montrés cruels, de ne prendre conscience de leurs torts que lorsqu’il est impossible de revenir en arrière.
L’indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c’est pourquoi je prétends que le plus sage, si l’on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité : la moralité suivra et non le contraire.
L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare.
La vengeance qu’on exerce contre le méchant est une réparation qu’on fait à la vertu.
La tendresse, c’est seulement de la cruauté qui se repose.
Compagne d’hommes innocents et paisibles, la bergeronnette semble avoir pour notre espèce ce penchant qui rapprocherait de nous la plupart des animaux, s’ils n’étaient repoussés par notre barbarie.

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