Biographie courte et informations sur Henri Bergson
Henri Bergson est né le 18 octobre 1859 à Paris. Il est français. Philosophe reconnu, il a vécu principalement à Paris où il est décédé le 3 janvier 1941. Bergson a écrit plusieurs ouvrages importants comme Essai sur les données immédiates de la conscience, Matière et mémoire, L'Évolution créatrice et Les Deux Sources de la morale et de la religion. En 1927, il a reçu le prix Nobel de littérature. Il a aussi occupé des postes prestigieux comme celui de membre de l’Académie française et de président de la Commission internationale de coopération intellectuelle.
- Vivre, pour l’esprit, c’est essentiellement se concentrer sur l’acte à accomplir.
- L’Homme devrait mettre autant d’ardeur à simplifier sa vie qu’il en met à la compliquer.
- Cette électrisation de l’âme qui est la passion.
- L’intelligence ne se représente clairement que dans le discontinu.
- Originellement nous ne pensons que pour agir. C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité.
- L’instinct achevé est une faculté d’utiliser et même de construire des instruments organisés; l’intelligence achevée est la faculté de fabriquer et d’employer des instruments inorganisés.
- Quel est l’objet de l’art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l’art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l’unisson de la nature.
- Le sex-appeal est la clef de voûte de notre civilisation.
- L’art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu’à les exprimer.
- Plus un art est contestable, plus ceux qui s’y livrent tendent à se croire investis d’un sacerdoce et à exiger qu’on s’incline devant ses mystères.
- Le destin est ce qui conduit le monde à travers le temps.
- Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
- La conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre.
- La science est l’auxiliaire de l’action, et l’action vise un résultat.
- L’intelligence se caractérise par une compréhension naturelle de la vie.
- L’art du caricaturiste est de saisir ce mouvement parfois imperceptible, et de le rendre visible à tous les yeux en l’agrandissant.
- Il n’y a absence que pour un être capable de souvenir et d’attente.
- Quand la musique pleure, c’est l’humanité, c’est la nature entière qui pleure avec elle.
- Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l’exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique.
- C’est du présent que part l’appel auquel le souvenir répond, et c’est aux éléments sensori-moteurs de l’action présente que le souvenir emprunte la chaleur qui donne la vie.
- Là où il y a division du travail, il y a association et il y a aussi convergence d’effort.
- Pour répéter, pour imiter, pour se fier, il suffit de se laisser aller; c’est la critique qui exige un effort.
- L’intelligence est caractérisée par la puissance indéfinie de décomposer selon n’importe quelle loi et de recomposer en n’importe quel système.
- L’intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils, et d’en varier indéfiniment la fabrication.
- Une expression comique du visage est celle qui ne promet rien de plus que ce qu’elle donne. C’est une grimace unique et définitive.
- Les plus grands penseurs, depuis Aristote, se sont attaqués à ce petit problème...
- Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve.
- L’esprit qui s’obstine finira par plier les choses à son idée, au lieu de régler sa pensée sur les choses.
- Je ne nie pas l’utilité des idées abstraites, pas plus que je ne conteste la valeur des billets de banque.
- Un être ne se sent obligé que s’il est libre, et chaque obligation, prise à part, implique la liberté.