La conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre.
Écrivain, 1859-1941La conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre.
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Source vérifiée
L’Énergie spirituelle (1919), chapitre I
… renoncent en fait, — bien des animaux d’abord, surtout parmi ceux qui vivent en parasites sur d’autres organismes et qui n’ont pas besoin de se déplacer pour trouver leur nourriture, puis la plupart des végétaux: ceux-ci ne sont-ils pas, comme on l’a dit, parasites de la terre? Il me paraît donc vraisemblable quela conscience, originellement immanente à tout ce qui vit, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre.Chacun de nous a d’ailleurs pu vérifier cette loi sur lui-même. Qu’arrive-t-il quand une de nos actions cesse d’être spontanée pour devenir automatique? La conscience s’en retire. …
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La vie, comme la conscience, est retirée et comme enfermée dans l’unité d’un individu d’où elle tend cependant à se diffuser et à se communiquer, comme si elle rayonnait.
La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie.
La conscience est la boussole de l’être humain et, bien que l’aiguille dévie parfois, […], il faut néanmoins faire de son mieux pour garder le cap.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu’une femme ou une calèche.
La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
Parfois il se produit des prises de conscience qui font chavirer toute notre vie et nous font échouer sur un nouveau rivage inconnu jusqu’à ce jour.
La vie aime la conscience qu’on a d’elle.
La conscience suppose une séparation de moi d’avec moi.

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