Biographie courte et informations sur Jean-Jacques Rousseau
Jean-Jacques Rousseau est né à Genève le 28 juin 1712. La mort de sa mère survient alors qu’il est encore jeune. Les domaines qui l’intéressaient incluent la politique, la musique et la philosophie. Parmi ses écrits les plus célèbres figurent Du contrat socialet Les Confessions. Ces ouvrages abordent les émotions et les réflexions sur l’organisation sociale. Selon lui, les êtres humains sont naturellement bons, mais la société les corrompt. Il défendait également l’idée que le pouvoir devrait appartenir au peuple. Rousseau est mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville.
- J’ai déjà remarqué que les refus de simagrée et d’agacerie sont communs à presque toutes les femelles, même parmi les animaux, et même quand elles sont plus disposées à se rendre; il faut n’avoir jamais observé leur manège pour disconvenir de cela.
- Ô parents ! L’exemple ! L’exemple ! Sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
- Il faudrait, pour vivre en paix, ne s’offenser de rien et n’offenser personne.
- La plus glorieuse des victoires est d'être vaincu par la justice.
- Je m’accoutumais à languir, à ne pas dormir, à penser au lieu d’agir, et enfin à regarder le dépérissement successif et lent de ma machine, comme un progrès inévitable que la mort seule pouvait arrêter.
- Si la femme est faite pour plaire et pour être subjuguée, elle doit se rendre agréable à l’homme au lieu de le provoquer; sa violence à elle est dans ses charmes.
- L’enfance est le sommeil de la raison.
- C’est surtout dans la solitude qu’on sent l’avantage de vivre avec quelqu’un qui sait penser.
- Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l’obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
- Quelle sagesse pouvez-vous trouver qui est plus grande que la bonté ?
- Mon plus grand malheur fut toujours de ne pouvoir résister aux caresses.
- J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
- La feinte charité du riche n’est en lui qu’un luxe de plus; il nourrit les pauvres comme des chiens et des chevaux.
- Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
- On a de tout avec l’argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
- L’espèce de bonheur qu’il me faut n’est pas tant de faire ce que je veux, que de ne pas faire ce que je ne veux pas.
- Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’homme semblable à Dieu.
- La raison nous déçoit; la conscience, jamais.
- C’est en un sens à force d’étudier l’homme que nous nous sommes mis hors d’état de le connaître.
- La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c’est pour n’être pas la victime d’un assassin que l’on consent à mourir si on le devient.
- L’astronomie est née de la superstition; l’éloquence de l’ambition, de la haine, de la flatterie, du mensonge; la géométrie de l’avarice; la physique d’une vaine curiosité; toutes et la morale même, de l’orgueil humain.
- C’est la seule tiédeur de notre volonté qui fait notre faiblesse.
- J’ai toujours trouvé dans le sexe une grande vertu consolatrice; et rien n’adoucit plus mes afflictions dans mes disgrâces que de sentir qu’une personne.
- On craint le lait trié ou caillé : c’est une folie, puisqu’on sait que le lait se caille toujours dans l’estomac.
- Il prit sur-le-champ la résolution de s’enfuir la nuit suivante, et rien ne put l’en faire démordre.
- J’adore la liberté; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance.
- L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté.
- L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. Voilà pourquoi je serre bien et ne convoite rien.
- L’invention des autres arts fut donc nécessaire pour forcer le genre humain à s’appliquer à celui de l’agriculture.
- Il entendait raillerie et il aimait à railler. Il y brillait même, et il avait le talent de l’épigramme.
- Le luxe nourrit cent pauvres dans les villes, et en fait périr cent mille dans nos campagnes.
- Heureuse la famille qui, dans l’union la plus pure, coule au sein de l’amitié et de l’amour ses paisibles jours, et semble n’avoir qu’un coeur à tous ses membres ! Ô innocence des moeurs, douceur d’âme, antique simplicité, que vous êtes aimables !
- Conscience ! Conscience ! Juge infaillible du bien et du mal.
- Qui dans un état médiocre se borne au bien-être ne risque point de se ruiner.
- À quoi bon chercher notre bonheur dans l’opinion d’autrui, si nous pouvons le trouver en nous-mêmes ?
- L’estimation du bonheur est moins l’affaire de la raison que du sentiment.
- Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent insociable et misanthrope parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants qui ne se nourrit que de trahison et de haine.
- J’appelle éducation positive ce qui tend à former l’esprit avant l’âge, et à donner à l’enfant la connaissance des devoirs de l’homme.
- Il n’y a que la force de l’État qui fasse la liberté de ses membres.
- Qui croit devoir fermer les yeux sur quelque chose se voit bientôt forcé de les fermer sur tout.