Le luxe nourrit cent pauvres dans les villes, et en fait périr cent mille dans nos campagnes.
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Le luxe nourrit cent pauvres dans les villes, et en fait périr cent mille dans nos campagnes.
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Rousseau penseur
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Le luxe, ce n’est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité.
Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
Qui sème l’argent récolte la pauvreté.
À force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
C’est que les maisons pauvres peuvent se perpétuer tout aussi solidement, longuement, tenacement que les maisons cossues et chics la misère ne meurt pas, aussi longtemps qu’existe le luxe de la bonne société.
Il y a toujours de la sueur de pauvre dans l’argent des riches.
Il ne faut pas négliger les pauvres – ô Nicolas autrefois ! – ils sont le chemin vers le cœur de la ville.
C’est une grande folie que de vivre pauvre pour mourir riche.
La feinte charité du riche n’est en lui qu’un luxe de plus ; il nourrit les pauvres comme des chiens et des chevaux.
Il faut essayer de conduire sa vie de telle façon qu’on puisse se permettre d’en être détaché. C’est le plus précieux de tous les luxes.

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