Biographie courte et informations sur Charles de Secondat, baron de Montesquieu
Charles-Louis de Secondat, baron de Montesquieu (1689-1755), compte parmi les écrivains et philosophes les plus influents du siècle des Lumières.Les Lettres persaneset De l'esprit des lois sont établi sa réputation, avec des concepts novateurs comme la division des pouvoirs, pierre angulaire des systèmes démocratiques actuels. De longs séjours à l'étranger, notamment en Angleterre, ont permis à Montesquieu d'analyser différentes formes de gouvernement.
- La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l’extrême justice est une injure.
- Il n’y a pas de tyrannie plus cruelle que celle qui se perpétue sous le bouclier de la loi et au nom de la justice.
- L’amour de la démocratie est celui de l’égalité.
- L’argent est très estimable, quand on le méprise.
- Il faut savoir le prix de l’argent : les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins.
- Vous faites bien d’amasser de l’argent pendant votre vie : on ne sait ce qui arrivera après la mort.
- Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d’être accablé de leur fortune.
- Malheureuse condition des hommes ! A peine l’esprit est-il parvenu au point de sa maturité, le corps commence à s’affaiblir.
- Dieu m’a donné du bien, et je me suis donné du superflu.
- Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés.
- Le gouvernement est comme toutes les choses du monde; pour le conserver il faut l’aimer.
- Les petites sociétés ont plus souvent le droit de faire la guerre que les grandes, parce qu’elles sont plus souvent dans le cas de craindre d’être détruites.
- Une injustice commise contre quiconque est une menace pour tout le monde.
- La justice humaine, qui ne voit que les actions, n’a qu’un pacte avec les hommes, qui est celui de l’innocence; la justice divine, qui voit les pensées, en a deux, celui de l’innocence et celui du repentir.
- Le ciel peut seul faire les dévots; les Princes font les hypocrites.
- Ce qui manque aux orateurs en profondeur, ils vous le donnent en longueur.
- Il n’y a rien de si puissant qu’une république où l’on observe les lois non par crainte mais par passion comme le fit Rome.
- Lorsque les pouvoirs législatif et exécutif sont unis dans la même personne ou dans le même corps de magistrats, il ne peut y avoir de liberté; parce que des appréhensions peuvent survenir, de peur que le même monarque ou sénat n’édicte des lois tyranniques, pour les exécuter de manière tyrannique.
- Tout homme qui a le pouvoir est poussé à en abuser.
- La liberté... N’est là que lorsqu’il n’y a pas d’abus de pouvoir.
- La république est une dépouille; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous.
- C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser.
- La tristesse vient de la solitude du coeur.
- Cherchons à nous accommoder à cette vie; ce n’est point à cette vie à s’accommoder à nous.
- La vie de l’homme n’est qu’une succession d’espoirs vains et de peurs sans fondement.
- Si nous connaissions bien le prix d’un véritable ami, nous passerions notre vie à le chercher.
- L’amitié est un contrat par lequel nous nous engageons à rendre de petits services à quelqu’un, pour qu’il nous en rende de grands.
- Lorsque dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une Démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une Aristocratie.
- Le bonheur ou le malheur consistent en une certaine disposition d’organes.
- Le partage des biens, les lois sur ce partage, les successions après la mort de celui qui a eu ce partage : tout cela ne peut avoir été réglé que par la société, et par conséquent par des lois politiques ou civiles.
- Le vice serait réduit à cette triste et déplorable condition où gémit la vertu, et il faudrait avoir autant de force et de courage pour être méchant, qu’il en faut, dans ce siècle corrompu, pour être homme de bien.
- Ce ne sont pas seulement les liens du sang qui forment la parenté mais aussi ceux du Coeur et de l’Intelligence.
- J’ai assez aimé ma famille pour faire ce qui allait au bien dans les choses essentielles; mais je me suis affranchi des menus détails.
- Les gens qui veulent toujours enseigner, empêchent beaucoup d’apprendre.
- Bacchus, le vrai, le seul, c’est Bacchus conservant les mêmes grâces qui touchèrent Ariane. Aussi tendre et brillant c’est un dieu à suivre et non à craindre; toujours agréable à Vénus, il ne connut d’ivresse que l’ivresse de l’amour.
- Dieu est comme ce monarque qui a plusieurs nations dans son empire; elles viennent toutes lui porter un tribut, et chacune lui parle sa langue, religion diverse.
- Je suis très charmé de me croire immortel commme Dieu même.
- L’avantage de l’amour sur la débauche, c’est la multitude des plaisirs.
- Je disais sur les amis tyranniques et avantageux : L’amour a des dédommagements que l’amitié n’a pas.
- Quand un homme s’examine, quelle satisfaction pour lui de trouver qu’il a le coeur juste !
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