Biographie courte et informations sur Nicolas Boileau
Nicolas Boileau est né le 1er novembre 1636 à Paris et y est décédé le 13 mars 1711. Poète et critique français du Grand Siècle, il a écrit des œuvres célèbres comme Les Satires, L’Art poétique et Le Lutrin. Issu d’une famille modeste, il a d’abord étudié le droit avant de se consacrer entièrement à la littérature grâce à une rente héritée. Membre de l’Académie française, il a travaillé avec des auteurs comme Molière et Racine, et a défini les règles de la poésie classique en s’inspirant des anciens.
- Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli - Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.
- L’amour est comme le vent, on ne le voit pas mais on le sent.
- Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage; Polissez-le sans cesse et repolissez; Ajoutez quelquefois et souvent effacez.
- Un beau désordre est un effet de l’art.
- Il y a des genres de poésie où non seulement les Latins ne nous ont point surpassés, mais qu’ils n’ont pas même connus, comme, par exemple, ces poèmes en prose que nous appelons romans, et dont nous avons chez nous des modèles qu’on ne saurait trop estimer, à la morale près qui est fort vicieuse, et qui en rend la lecture dangereuse aux jeunes personnes.
- Dans l’art dangereux de rimer et d’écrire, il n’est pas de degré du médiocre au pire.
- L’homme le moins sage croit toujours avoir la sagesse.
- Tous les hommes sont fous, et malgré tous leurs soins, ne diffèrent entre eux que du plus ou du moins.
- Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
- Soyez-vous à vous-même un sévère critique.
- De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air, - Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, - De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome, - Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.
- Philosophes rêveurs, qui pensez tout savoir, ennemis de Bacchus, rentrez dans le devoir : Vos esprits s’en font trop accroire. Allez, vieux fous, allez apprendre à boire. On est savant quand on boit bien : Qui ne sait boire ne sait rien.
- Ton frère, dis-tu, l’assassin, m’a guéri d’une maladie; La preuve qu’il ne fut jamais mon médecin, c’est que je suis encore en vie.
- La vieillesse chagrine incessament amasse Garde non pas pour soi les trésors qu’elle entasse...
- Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : Un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
- Dans le monde il n’est rien de beau que l’équité : Sans elle la valeur, la force, la bonté, et toutes les vertus dont s’éblouit la terre, ne sont que faux brillants, et que morceaux de verre.
- Dans les ouvrages de l’art c’est le travail et l’achèvement que l’on considère, au lieu que dans les ouvrages de la nature, c’est le sublime et le prodigieux.