De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air,
Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer,
De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome,
Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.
Écrivain, 1636-1711De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air,
Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer,
De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome,
Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.
Écrivain, 1636-1711Partager sur
Source vérifiée
Boileau - Œuvres poétiques
QuDetous les animaux qui s’élèvent dans l’air, Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.LeQuoi! dira-t-on d’abord, un ver, une fourmi, Un insecte rampant qui ne vit qu’à demi, Un taureau qui rumine, une chèvre qui broute, Ont l’esprit mieux tourné que n’a l’homme? Oui sans doute. Ce discours te surprend, docteur, je l’aperçoi. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La terre et la mer produisent un grand nombre d’animaux féroces, mais la femme est la grande bête féroce entre toutes.
Y a des gens absolument insurmontables. Ça te gêne de les savoir mammifères à part entiere. Tu les préférerais reptiles ou batraciens pour bien justifier ta répulsion.
Ô homme ! le plus égoïste de tous les animaux, la plus personnelle de toutes les créatures ; qui croit toujours que la terre tourne, que le soleil brille, que la mort fauche pour lui tout seul ; fourmi maudissant Dieu du haut d’un brin d’herbe !
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, – au sens étroit, – tels ils entrent dans l’histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu’eux.
Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l’homme.
L’homme est un mammifère chevaleresque et hippophage.
L’homme nie essentiellement ses besoins animaux, c’est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l’universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu’il n’en est jamais question.
Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose.
L’expérience vitale de cette amitié avec les animaux le projette hors de la condition générale de l’humanité « déchue ».
À bien dire, ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, c’est le chien.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.