Ton oncle, dis-tu, l’assassin,
M’a guéri d’une maladie.
La preuve qu’il ne fut jamais mon médecin,
C’est que je suis encore en vie.
Écrivain, 1636-1711Ton oncle, dis-tu, l’assassin,
M’a guéri d’une maladie.
La preuve qu’il ne fut jamais mon médecin,
C’est que je suis encore en vie.
Écrivain, 1636-1711Partager sur
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Je ne t’étouffe pas… Je ne te tue pas… Je te caresse. Je t’appelle à la vie. De cette masse fraternelle que j’ai à peine vue dans mon éblouissement, je forme mon frère avec tous ses détails.
On disait à Delon, médecin mesmériste : « Eh bien ! M. De B… Est mort, malgré la promesse que vous aviez faite de le guérir.
Vous avez, dit-il, été absent, vous n’avez pas suivi les progrès de la cure : il est mort guéri. ».
Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j’étais mort, je serais le dernier au courant !
Mon frère s’est distingué cet après-midi à la Chambre en prononçant un discours imbécile.
Vous avez un frère ?
Député, oui, et il a honte de moi… Dame, je suis le seul honnête homme de la famille.
Ma vengeance est perdue s’il ignore en mourant que c’est moi qui le tue.
Ceux qui disent m’avoir connu doivent se tromper. Mais non, ils ajoutent même qu’ils m’avaient cru mort.
Qui leur apprendra qu’on ne doit pas attendre d’être mort pour appeler le médecin ?
Je n’ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être…
Si mon enfant était atteint d’une atroce souffrance et qu’il n’existat aucun remède pour alléger sa douleur, je considérerais comme mon devoir de lui donner la mort.

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